Maison de vacances dans une pinède d’arbousiers au Cap Ferret

Cette maison de vacances, située dans une pinède d’arbousiers, de yuccas et de pins a été conçue pour se fondre dans le paysage en limitant son impact sur l’environnement végétal existant.


Comme des cabanes dans les arbres, les vues intérieures multiples et les échappées visuelles ancrent cette relation à la nature.

La maison est conçue pour accueillir une grande fratrie joyeuse et recomposée, afin que tous puissent se retrouver et que chacun trouve aussi des espaces d’intimité et de calme.

Avec ses façades revêtues de bois, la maison semble tapie dans la pinède.

L’ambiance intérieure minérale apporte clarté, luminosité et quiétude à l’ensemble.

Le grand escalier intérieur maçonné, aux amples lignes courbes, adoucit les verrières triangulaires qui cadrent les vues sur la nature.

Projet lauréat A+ Architizer Awards 2017

Atelier du Pont

www.atelierdupont.fr

89 rue Reuilly, 75012 Paris
110 rue de Sèze, 69006 Lyon

Images Takuji Shimmura – Philippe Garcia

Une villa enfouie dans le sol avec toit terrasse surplombant la pinède et la mer

A partir de conditions plus que difficiles à Hyères, l’architecte Frederique Legon Pyra a fait sortir de terre une villa moderne de 250m2, avec patio.

Le terrain était difficile, orienté plein Nord, avec des règlements privés contraignants, dont une servitude de vue limitant la hauteur à 4,50m.

Tout le projet a été de tirer parti de ces contraintes fortes pour en faire des atouts. Et quels atouts !

Dans le prolongement du salon se situe la grande terrasse, avec vue imprenable sur la Pinède et la mer. Le toit des chambres est de ce fait devenu une belle surface de terrasse surplombant la mer.

La villa ne dépasse pas 4,50m de hauteur par rapport au terrain naturel afin de respecter le règlement de droit privé lié à ce terrain. Ainsi, la villa, sur deux niveaux, épouse le terrain naturel en s’enfouissant dans le sol.

Ce niveau enterré, qui reçoit la suite parentale, est éclairé par un patio agrémenté d’un mur d’eau et d’un jacuzzi. De l’autre côté du patio, un deuxième corps de bâtiments face à la mer reçoit les chambres d’amis conçues en studios indépendants qui ont chacun une terrasse privée donnant aussi sur la mer.

La villa constitue à elle-seule un trésor caché. En effet, elle se devine à peine depuis la mer, elle est tapie dans la pinède et la majorité de sa surface est enterrée. En haut le salon et les pièces à vivre. En bas à droite, la suite parentale qui donne sur le patio. L’ouverture du patio vers l’extérieur à gauche, permet à la lumière naturelle de pénétrer dans les espaces enterrés. Chaises longues, jacuzzi, mur d’eau, palmiers… ce patio invite à la détente et à la contemplation.

Frédérique Legon Pyra, architecte DPLG
Hyères, France
www.frederiquepyra.com

Images : Michel Eisenlohr.

Une maison familiale en bois, au milieu de la pinède à Soulac sur Mer

Entre les pins et les chênes de la forêt de Soulac Sur Mer, l’architecte Nicolas Dahan a construit une maison familiale qui se fond dans le décor.

Le sol et le plafond aux dimensions rigoureusement identiques impriment un effet miroir qui brise tout idée de hiérarchie ; le regard glisse entre les pins et les perspectives intérieures, le pied passe sans heurt du sable chaud au plancher souple d’okoumé.

« Entrer dans la pinède, c’est déjà entrer dans la maison. Le site fait l’architecture. Les pins et les chênes la protègent des vents forts, l’océan est invisible, mais si proche que les vagues rythment les journées, la nature transperce les chambres et le salon. Nous avons construit dans un courant d’air » résume Nicolas Dahan. Pas d’entrée au sens classique du terme, on pénètre d’une foulée dans le salon de 130 m2 ou l’une des 5 chambres posés sur la pinède de 4000m2. L’architecte français s’est d’abord attaché à redéfinir l’idée de seuil.

136 caissons de mélèze pour le toit, 136 plaques d’okoumé au sol, une symétrie parfaite pour ce sandwich architectural. Si la ligne générale s’inspire de la villa américaine de plain-pied, le sol et le plafond relèvent de la performance d’ingénierie dont la paternité est à chercher chez John Lautner et ses architectures ouvertes à un nouvel art de vivre.

« Nous avons dû installer un entrepôt sur le site pour abriter la construction. Le niveau de détail du toit interdisait toute présence d’humidité. Le mélèze est poncé pour obtenir une finition que l’on accorde habituellement au mobilier. Aucune vis, aucun clou apparent, les joints creux offrent une fluidité unique à l’extérieur comme à l’intérieur de la maison. La poutre centrale est par exemple digne d’un gymnase avec ses 16 mètres de long, mais elle est traitée avec un tel degré de finition qu’elle se fond dans l’univers domestique. » précise Nicolas Dahan.

Attraper la lumière est un luxe « La hauteur standard d’une baie vitrée coulissante est de 2,20m, ici nous sommes à plus de 3 m. C’est un vrai changement de standing. La magie des villas brésiliennes, qui ont envahi les magazines, repose sur ces larges surfaces vitrées sur mesure. Cinq prestataires au monde sont capables d’offrir de si grands volumes de verres manipulables, c’est à dire coulissant avec légèreté. Le résultat, invisible au béotien, est unique. Les ombres projetées par la pinède sur les surfaces de bois intérieures accompagnent les habitants toute la journée à divers degrés d’intensité. Les chambres et le salon profitent au maximum des quatre orientations Nord, Sud, Est, Ouest »

Crédits Photos : Vincent Leroux et Jean-Luc Guérin.

Nicolas Dahan, architecte
www.nicolasdahan.fr