Un Chalet en Communion avec la Nature au Québec par l’atelier Schwimmer

Oasis qui émerge au rythme des activités de plein air, le Chalet Noir s’insère dans le panorama du Lac Brome, dissimulé dans les arbres, il se démarque par sa forme iconique. Le nouveau bâtiment participe a la vie active des familles des deux frères propriétaires agissant comme lieu de repos et espace de rencontre. Son attrait incite a être plus actif au quotidien. Placé en bordure du lac, la fissure dans le bâtiment permet la contemplation de la nature.

Le projet se veut une ré-interprétation du chalet vernaculaire qui respecte les techniques de construction traditionnelles communes aux habitations unifamiliale. Le défi de faire un projet d’exception tout en respectant la simplicité technique produit un espace convivial et accueillant.

Le chalet est conçu sur mesure pour accueillir les familles des deux frères et leurs amis. Ainsi la forme et la matérialité reflètent ces préoccupations. L’aménagement intérieur répond aux besoins des occupants, au centre, une place pour jouer de la musique, discuter, se reposer, cuisiner, mais avec des vues rendant compte de la magnifique situation du paysage.

De grandes baies vitrées verticales à l’avant et à l’arrière divisent la maison en deux et offrent un « corridor visuel » vers l’extérieur, à l’intérieur ceci divise le deuxième en deux zones pour les deux ménages. Cet espace interstice au centre de la maison accueille l’escalier, le « pont » et le séjour.

La matérialité du projet procure une sensation d’être en communion avec la nature, avec une utilisation importante de bois, typique des chalets. La façade extérieure est de mélèze torréfié sur le site, inspirée de la technique ancestrale japonaise qui permet de protéger le bois contre les intempéries et les insectes. L’escalier, le banc du hall et le sofa marocain du salon sont sur mesure pour le projet, modélisé de sorte à ce qu’ils pourraient être assemblés par un ou deux menuisiers. Le contre-plaqué de merisier russe est choisi pour ses diverses qualités esthétiques et structurelles.

Chaque pièce est pensée, dessinée, puis coupée par une CNC, des instructions d’assemblage ont été produites et sont fournies. Finalement, le foyer a été conçu sur mesure, sur la base d’un foyer homologué, il est revêtu de panneaux de béton artisanaux installés en surface de manière à ne pas en altérer les mécanismes. Cet exercice permet de dissimuler le foyer d’origine et de conférer une identité unique au centre de la maison.

L’approche conceptuelle considère les principes de la maison passive, voulant que la volumétrie, le positionnement, la matérialité et l’isolation permettent un meilleur rendement énergétique du bâtiment. La sélection de matériaux naturels locaux à aussi été prise en considération.

Ainsi, suite à des simulations digitales, la position de porte-a-faux coté sud (les volumes soustraits) permet le gain solaire hivernal tout en créant une protection contre les rayons directs en été. Le plancher de béton chauffant profite du gain solaire qui réduit le réchauffement nécessaire en hiver et rafraîchit les pieds l’été. Une attention particulière a été apportée à l’étanchéité du bâtiment. Finalement, une isolation supérieure à la réglementation assure le niveau de confort et l’épargne énergétique.

Atelier Schwimmer
Montréal, Canada
www.schwimmer.ca

Crédit photos : Adrien Williams

Partition en lac Majeur

Deuxième réalisation sur les rives du lac de Wespi de Meuron Romeo, la casa Brissago, bloc de béton brut, répond aux échos des montagnes sans en troubler l’imposante magie de pierre grise. Symphonie, ton sur ton.

La vue aérienne de cette énorme résidence de 631 m2 dévoile son aspect monolithique qui laisse pénétrer le soleil pour illuminer le patio, aménagé en espace de vie, salon et dining-room.

Juste du béton et de larges baies en verre, pour ne pas perturber le paysage dont la maison épouse la topographie. Le soir, les fenêtres sont occultées par des stores. En contrebas, la piscine taillée dans la pierre avec son deck en bois. Transats « Ninix » de Royal Botania.

L’art de l’architecte a consisté à faire du paysage, l’unique décoration, hors les panneaux de bois massif. Mobilier minimaliste, table en chêne dessiné par l’architecte, chaises Eames. Dans la cuisine, le plan de travail en acier poli se confond avec l’eau du lac et la reflète.

Le salon aux murs de béton avec leurs niches, espaces de rangement, jouxte le dining-room. Le sol en béton ciré et le velours du sofa « Soft Dream » de Flexform, adoucissent l’aspect rugueux des murs et des minitables taillées dans du bois brut tandis qu’une cheminée d’angle réchauffe au sens propre et figuré la pièce.

Texte : Anne-Marie Cattelain-Le Dû – Photos : James Silverman – Stylisme : Stella Pilback

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