La villa « 3friends », des espaces privées et communs conçus par trois amis

Trois vieux amis voulaient avoir leurs villas sur des parcelles adjacentes, et ils voulaient que celles-ci aient des espaces de fête communs ainsi que des terrasses privées séparées pour chaque villa.
Les parcelles de la ville de Chai-Bagh, d’Ab-Pari, bénéficient d’un paysage magnifique et d’une vue lointaine sur la mer Caspienne. Les villas adhère en quelque sorte aux modèles d’architecture iranienne centrale, où les bâtiments se rassemblent pour créer des cours intérieures, tandis que les modèles indépendants sont les types dominants dans la région.

Les études de la villa «3friends» étaient basées sur le défi particulier du projet. Trois vieux amis voulaient faire construire trois villas sur des propriétés adjacentes qu’ils avaient achetées plus tôt. Ils voulaient que leurs villas aient des espaces communs de rassemblement et de fête ainsi que des espaces privés séparés pour chaque villa.Alors que toute la communauté de villas était conçue pour des villas indépendantes, les blocs de villas «3friends» attachés les uns aux autres, adhèrent aux modèles urbains du centre de l’Iran où des blocs de bâtiments familiaux se rassemblent pour créer une cour intérieure et privée.

Après avoir examiné différentes alternatives de composition sur les volumes et la façon dont elles créent des espaces privés confortables tout en laissant d’autres zones à usage commun, la conception a été conçue pour que ces espaces privés et communs soient agencés de manière à ne pas s’immiscer les uns les autres.

En conséquence, il existe deux types de chantiers conçus; certains sont surélevés sur le toit des rez-de-chaussée, accessibles uniquement de l’intérieur de chaque villa, considérés comme les cours les plus privées; et d’autres sont des cours communes au rez-de-chaussée utilisées par tout le monde. La deuxième cour accueille également des espaces de stationnement pour les automobiles.

Mesh Office

www.meshoffice.org

Images : Mesh Office.

 

Une villa dans les hauteurs de Casablanca

L’agence d’architecture internationale AW², dirigée par Reda Amalou et Stéphanie Ledoux, signe un nouveau projet de villa dans les hauteurs de Casablanca.

De l’extérieur, cette villa située dans les hauteurs de Casablanca se présente comme un bloc austère : une porte noire, des ventelles verticales jouant le rôle des moucharabiehs. A l’intérieur commence le jeu de l’architecture. Se protéger de la chaleur, de la lumière trop vive, des regards. Mais aussi, s’attacher une portion de terre, de ciel, de mer où il fasse meilleur. A l’intérieur, vivre projeté dans l’extérieur, dans la contemplation magnifiée de la ville. A l’extérieur, vivre comme dans un intérieur – sous le ciel certes, mais contenu, protégé. La villa Casablanca est une machine kinesthésique, une machine à regarder et à sentir, un arrangement entre le corps et l’espace. Mais elle est aussi un climat, une atmosphère.

La villa illustre le mantra Moderne qui est la continuité dedans / dehors. L’abstraction et la qualité des baies vitrées le permettent, de même que l’enchaînement des volumes, haut et bas, grand et petit, suspendu ou posé. Et aussi, le recours aux éléments – eau, ciel, végétal – et aux matières qui dessinent un usage, invitent à une posture.

Dans l’architecture moderne, blanche, se cristallisent des usages millénaires : un jardin caché, un patio agréablement frais, une résille qui révèle sans montrer, le clapotis d’une fontaine. Nous revendiquons une architecture qui s’arrête là où le regard s’arrête, qui englobe son environnement, mais aussi qui le recompose. La villa Casablanca, qui a en soi la valeur d’un manifeste, nous a permis de pousser assez loin cette idée, sur la base des fondamentaux modernes auxquels nous faisons révérence : le plan et la façade libres, les fenêtres en longueur, les pilotis, le toit terrasse.

AW2

AW² est une agence internationale d’architecture et de design, basée à Paris. Reda Amalou, diplômé de l’Université de East London, fonde l’agence en 1997. Stéphanie Ledoux, diplômée de l’Ecole Spéciale d’Architecture à Paris, le rejoint en 2000 et devient associée en 2003. Les deux associés mènent l’agence depuis et sont personnellement impliqués dans la conception architecturale de chaque projet.

Avec des projets dans 40 pays différents, l’agence s’est construite une expérience reconnue internationalement pour la conception de projets à forte valeur ajoutée. L’hôtellerie de luxe et les intérieurs hauts de gamme constituent aujourd’hui une part importante de son activité. Le travail de l’agence a été maintes fois primé avec notamment un MIPIM Best Hotel Award pour le Six Senses Condao, trois nominations au Grand Prix AFEX de l’Architecture Française à L’Export avec le Six Senses Condao au Vietnam, le Lycée Français d’Amman en Jordanie et Àni Private Resort & Art Academy au Sri Lanka.

AW² s’est construite au contact de cultures proches et lointaines. Les voyages, les projets loin de leurs bases, ont défini les contours de leur démarche architecturale et de ce qu’ils sont aujourd’hui. La base de cette démarche s’affirme d’abord dans une approche « ouverte » du projet qui se base sur les notions d’idée et de contexte. L’idée étant l’origine – leur vision – du projet et le contexte les éléments identifiés qui la nourrissent. Ainsi, ils articulent leur travail au travers de quatre étapes clés :

– l’intelligence du lieu, ou comprendre le site dans toutes ses caractéristiques les plus riches
– le contexte qui nourrit l’idée, ou savoir lire les éléments du contexte culturel, climatique, programmatique et économique
– les matières premières, ou utiliser les ressources les plus immédiates
– l’architecture comme réponse, ou dessiner des projets répondant à la fois à la problématique et au contexte

Cette démarche permet à l’agence d’aborder tous les sujets avec un point de vue ouvert qui favorise l’invention, tout en conservant la précision, la rigueur et la pertinence. L’écriture du projet se fait au fur et à mesure et n’est plus à l’origine du projet. Le projet commence toujours par un questionnement. Il s’agit donc de définir le contexte du projet et de déterminer ses ambitions. L’approche architecturale est sans a priori et elle n’a pas de cadre théorique strict. Néanmoins il existe un style AW² qui perdure de projet en projet et véhicule une certaine vision du monde, une certaine élégance.

www.aw2.com

Images : Magda Biernat.

Vue Sur la mer de Porto-Vecchio, entre ciel et terre, se tient la Villa Pavellone

L’agence d’architecture internationale AW², dirigée par Reda Amalou et Stéphanie Ledoux, signe un nouveau projet de villa en Corse, dans le fameux golfe de Porto-Vecchio.

La maison se trouve sur le lieu-dit de Pavellone, route de Palombaggia à Porto- Vecchio. Dans ce site rare, avec une vue sur la mer exceptionnelle, les protections patrimoniales du littoral nous ont orienté vers une réhabilitation subtile du bâti existant.

Cela a tout d’abord consisté à caractériser ses volumes : un soubassement minéral avec une enfilade de poteaux formant les coursives, sur lequel repose une maison aux lignes basses ouverte sur la mer via son deck en bois et sa piscine prise entre ciel et mer.

Un travail a été mené de front sur les façades afin de créer de nouvelles vues sur la célèbre baie et d’améliorer les perceptions existantes en agrandissant les ouvertures actuelles.

L’ensemble est lové dans des enrochements et une végétation locale qui achève de le fondre dans son paysage. L’expression brute des matériaux (la pierre, le bois) racontent l’histoire et amènent la vie là où elle doit être en Méditerrannée : dans une fluidité entre le dedans et le dehors, l’ombre et la lumière, le bâti et le végétal, l’air et l’eau.

A l’intérieur, on est encore dehors, avec la mer, le soleil et l’odeur du maquis. Ce sont les détails, c’est le design qui suggère les attitudes et les usages.

Ici, le salon, un peu plus loin, la salle à manger ou encore la cuisine. Tout procède en variations, en transitions, en nuances. Là, une courbe invite à s’asseoir. Ici, un écran filtre la lumière.

L’unité du sol en béton ciré, de la clarté des murs et des plafonds invite à ce voyage qui est celui de l’Architecture Moderne depuis ses débuts, dans la lumière éternelle de la Méditerranée. Le raffinement des ébénisteries, le travail sur le marbre en font aussi un voyage des sens, qui trouve son point d’orgue dans le cocon du spa au rez-de-jardin.

Le projet de rénovation a souhaité accentuer la relation entre intérieurs et extérieurs grâce à de grandes baies vitrées coulissantes donnant sur la terrasse.


L’ensemble des toitures en tuiles traditionnelles a été remplacé par des couvertures en bois type
Red Cedar afin de minimiser leur présence. Les façades ont été retravaillées, alternant bardage bois et reprise d’enduits. La terrasse a été entièrement rénovée avec la mise en place d’un nouveau platelage bois naturel du type Kebony.

L’AGENCE D’ARCHITECTURE AW2
AW² est une agence internationale d’architecture et de design, basée à Paris. Reda Amalou, diplômé de l’Université de East London, fonde l’agence en 1997. Stéphanie Ledoux, diplômée de l’Ecole Spéciale d’Architecture à Paris, le rejoint en 2000 et devient associée en 2003. Les deux associés mènent l’agence depuis et sont personnellement impliqués dans la conception architecturale de chaque projet.
Avec des projets dans 40 pays différents, l’agence s’est construite une expérience reconnue internationalement pour la conception de projets à forte valeur ajoutée. L’hôtellerie de luxe et les intérieurs hauts de gamme constituent aujourd’hui une part importante de son activité. Le travail de l’agence a été maintes fois primé avec notamment un MIPIM Best Hotel Award pour le Six Senses Condao, trois nominations au Grand Prix AFEX de l’Architecture Française à L’Export avec le Six Senses Condao au Vietnam, le Lycée Français d’Amman en Jordanie et Àni Private Resort & Art aAcademy au Sri Lanka.
AW² s’est construite au contact de cultures proches et lointaines. Les voyages, les projets loin de nos bases, ont défini les contours de notre démarche architecturale et de ce que nous sommes aujourd’hui. La base de cette démarche s’affirme d’abord dans une approche « ouverte » du projet qui se base sur les notions d’idée et de contexte. L’idée étant l’origine – notre vision – du projet et le contexte les éléments identifiés qui la nourrissent. Ainsi, nous articulons notre travail au travers de quatre étapes clés :
1. l’intelligence du lieu, ou comprendre le site dans toutes ses caractéristiques les plus riches
2. le contexte qui nourrit l’idée, ou savoir lire les éléments du contexte culturel, climatique, programmatique et économique
3. les matières premières, ou utiliser les ressources les plus immédiates
4. l’architecture comme réponse, ou dessiner des projets répondant à la fois à la problématique et au contexte
Cette démarche permet à l’agence d’aborder tous les sujets avec un point de vu ouvert qui favorise l’invention, tout en conservant la précision, la rigueur et la pertinence. L’écriture du projet se fait au fur et à mesure et n’est plus à l’origine du projet. Le projet commence toujours par un questionnement. Il s’agit donc de définir le contexte du projet et de déterminer ses ambitions. L’approche architecturale est sans a priori et elle n’a pas de cadre théorique strict. Néanmoins il existe un style AW² qui perdure de projet en projet et véhicule une certaine vision du monde, une certaine élégance.

www.aw2.com

Images : Mikael Bénard.

Au Costa Rica, une villa blanche au toit spectaculaire

La ligne de toit en forme d’aile abrite une villa blanche spectaculaire dans la jungle du Costa Rica.

Chaque espace de la maison a été incliné de sorte à voir l’océan, et cette torsion crée un lien géométrique entre la ligne de toit et les espaces qui sont devenus l’élément principal.

Cette maison blanche dans la jungle agit comme une toile de sorte que la lumière du matin et du coucher du soleil se reflète sur ses surfaces et crée une gamme de couleurs qui varient tout au long de la journée. Les surfaces inclinées permettent également au reflet des ombres et aux textures de la nature de jouer dans les espaces et de donner de la vie.

En raison de l’éloignement de l’emplacement et des difficultés d’accès, Studio Saxe a décidé de créer une charpente en acier léger, amenée et assemblée de manière rapide et efficace. Cela a non seulement assuré la qualité de la construction dans un endroit très éloigné, mais cela a également permis au processus de construction d’être efficace et l’intervention sur le chantier très minime.

Pour Studio Saxe,une conception en lien avec la nature doit être le premier objectif, par conséquent, cette villa a été correctement orientée pour tirer parti des avantages.

Le toit protègent du soleil et de la pluie dans les moments les plus critiques de la journée, créant un confort sans utilisation d’énergie. L’impact sur le site a été minime lors de la construction de la villa et la ligne de toit étendue sert également de moyen de collecter la production d’eau et d’énergie.

Studio Saxe 

https://studiosaxe.com/

Images : Andres Garcia Lachner.

Une maison de vacances intégrée à la nature environnante du Pays-Bas

En pleine nature au Vinkeveense plassen, les architectes d’intérieur i29 et Chris Collaris ont conçu une petite maison de vacances.

Avec une superficie de seulement 55 m2, cette maison luxueuse se situe au milieu des panoramas de la nature environnante.

Cette maison compacte est construite pour une famille de quatre personnes, comprenant un salon, une cuisine / salle à manger, un patio, trois chambres, une salle de bain et deux toilettes. La disposition s’articule de l’intérieur vers l’extérieur.

Situé sur une parcelle d’îlot allongée proche du lac, le bâtiment est positionné de sorte à être orienté vers l’eau environnante et le soleil. En divisant le volume en quatre parties, les vues panoramiques et la lumière solaire sont omniprésentes.

À l’extérieur, la diversité des tailles et le positionnement interconnecté créent une image sculpturale, différente sous tous les angles. Afin d’intensifier cette qualité sculpturale, toutes les façades ont un design minimal avec des extrémités de toit invisibles et des cadres de fenêtres détaillés derrière la façade en bois.

Tous les volumes ont de grandes fenêtres ou des portes coulissantes qui peuvent être ouvertes complètement pour fusionner l’intérieur avec l’extérieur.

A l’intérieur, les dimensions et les hauteurs de plafond des différents volumes articulent les espaces et fonctions séparés de la maison. De longues lignes de visibilité traversant le patio extérieur fournissent une connexion visuelle. En ouvrant de grandes portes coulissantes du patio, les volumes de la cuisine et du salon sont physiquement connectés.

Les meubles sur mesure et les armoires accentuent la vision graphique à l’intérieur. L’équipe de conception a utilisé des matériaux simples comme des panneaux en bois de chêne naturel – ou teinté en noir pour combiner avec la façade en pin brut – et un sol en béton poli. Chaque volume a sa propre identité. En liant les composants intérieurs à l’architecture et vice versa, le résultat se veut simple avec des matériaux peu coûteux et sans prétention, pour un résultat de haute qualité.

Chaque aspect de la conception tend à une expérience pure et unifiée pour laisser une forte impression. Ces architectes sont aux antipodes de « plus c’est gros, mieux c’est ». Avec des interventions simples mais intelligentes, ce projet est du plus haut niveau et en même temps économe en énergie, respectueux de l’environnement. En ce sens, c’est un exemple modèle de petite maison; intelligent, confortable mais sans concession sur la qualité à la fois dans la conception intérieure et architecturale : petit est beau.

i29 architectes d’intérieur

Jaspar Jansen et Jeroen Dellensen. Dans un monde de plus en plus virtuel, les intérieurs deviennent des identités. Des espaces aux identités fortes qui parlent haut et fort pour attirer, dynamiser et inspirer les gens.

www.i29.nl

Chris Collaris

www.chriscollaris.nl

En collaboration avec : Hagoort bouw B.V., Simon Sintenie, Vissers & Vissers B.V., De Zilverlinde & Frank Heiligers, Marcel Zaal

Images : Ewout Huibers

Can Bordoy – Grand House & Garden, une vielle maison restaurée en hôtel au cœur du centre historique de Palma de Majorque

Can Bordoy – Grand House & Garden– est un petit hôtel de 24 chambres avec un magnifique jardin, piscine, spa et terrasse panoramique, situé dans le quartier de La Lonja, au cœur du centre historique de Palma de Majorque.Il s’agit d’une rénovation complète d’un bâtiment abandonné de 2500 m2 qui avait été fortement modifié au cours de ses plus de 500 ans d’histoire. Can Bordoy a été imaginé et développé par l’homme d’affaires Mikael Hall et sa famille. L’architecture et la décoration intérieure ont été réalisées par OHLAB, un bureau dirigé par les architectes Paloma Hernaiz et Jaime Oliver.
L’un des éléments les plus distinctifs de la propriété est son jardin, non seulement en raison de sa taille dans une zone aussi dense de la ville, connu pour être le plus grand jardin privé de La Lonja, mais aussi en raison de la richesse et de l’antiquité de la végétation existante. Elle comprend entre autres des micocouliers spectaculaires, des jacarandas et des agrumes, ajouté à cela le bruit des oiseaux l’habitent.

Le jardin, ainsi que la cour intérieure de la maison et la terrasse sur le toit avec vue panoramique sur la ville, totalisent près de 1 000 m2 d’espace extérieur. L’une des interventions les plus importantes du projet a été d’ouvrir les portes du jardin, jusqu’alors inconnu de la grande majorité, à la ville et de lui donner une visibilité depuis la cour d’entrée et la rue.

Grâce à la nouvelle utilisation du bâtiment, vous pouvez maintenant visiter la majeure partie du jardin à travers la terrasse ouverte du restaurant.


Le programme proposé vise à évoquer l’expérience de visiter une maison plus qu’un hôtel. Par conséquent, plutôt que d’être à la réception d’un hôtel, les clients se rencontrent dans le hall d’entrée de la maison, au lieu d’un restaurant, et dînent dans une salle à manger résidentielle plutôt qu’un restaurant. Les chambres et les salons sont comme ceux que vous trouveriez dans une vieille maison.


Pendant plus de trois ans, il y a eu un travail intense et minutieux sur un projet très respectueux de l’architecture préexistante, honnête avec son histoire mais aussi honnête avec les éléments contemporains qui ont dû être incorporés pour sa nouvelle utilisation.

Le projet préserve soigneusement l’atmosphère romantique et décadente du bâtiment et est délibérément contrasté avec des interventions et des éléments de différentes époques. Can Bordoy est une maison qui a subi de nombreuses rénovations tout au long de son histoire.

Ce n’est pas un édifice noble qui a fidèlement suivi les traditions historiques de son époque mais bien au contraire. Il s’agit d’une maison qui a traversé de nombreuses mains et a subi de nombreuses interventions, parfois agressives et brisant souvent les conventions culturelles et historiques de son temps d’une manière (sans doute) heureuse. Le projet réalisé par OHLAB est une intervention respectueuse de ce métissage architectural, qui a su conserver les traces du passé en évitant une fausse récupération d’un passé glorieux que la maison n’a jamais connu.


L’équipe OHLAB s’est inspirée des principes de la technique traditionnelle japonaise du Kintsugi – l’art de réparer la porcelaine antique cassée avec un matériau précieux, comme la poussière d’or, et d’obtenir ainsi une pièce réparée qui ne cache pas la fracture, mais la montre et le célèbre et dont le résultat est une pièce qui peut avoir encore plus de valeur que la céramique avant de se casser.

Les architectes ont recherché un projet qui ne prétend pas cacher l’éclectisme hétérodoxe du bâtiment existant, mais concilie et célèbre les différentes couches de l’histoire et met clairement en évidence les nouvelles interventions qui ont été nécessaires pour donner à la maison son nouvel usage.

La première étape a été d’analyser les différentes phases de construction du bâtiment, de sélectionner et de protéger les éléments les plus distincts pour leur protection. L’étape suivante consistait à restaurer, remplacer et compléter les pièces manquantes à partir de pièces originales des différentes époques. Une palette simple de matériaux respectueux de la construction existante a été utilisée, comme les mortiers de chaux, les enduits traditionnels en stuc, les pierres nobles, etc. Là où cela a été possible, des éléments anciens ont également été récupérés pour intégrer les installations et la structure de manière subtile. Pour cette phase, un délicat travail de restauration a été effectué, toujours dans le souci de respecter la patine du passage du temps.

Par la suite, les éléments nécessaires à la nouvelle utilisation de l’hôtel et à l’ouverture de la maison et du jardin à la ville ont été identifiés. À cette fin, une série de stratégies architecturales ont été conçues et développées dans tout le bâtiment comme un ensemble d’interventions contemporaines distinctives en dialogue avec le bâtiment existant. Au rez-de-chaussée un couloir verdoyant de végétation envahit les salles à manger reliant le jardin avec la cour et la rue …


A l’entrée, un mince miroir, déformé en ellipse par la structure d’un escalier impossible à reproduire aujourd’hui, renforce la structure de l’escalier et encadre le reflet du visiteur entrant dans le bâtiment comme le nouveau protagoniste éphémère de la maison …

Dans le hall d’entrée, un plafond miroir cache les nouvelles installations et double la hauteur du bar et du rideau de velours qui l’entoure …

Dans l’escalier principal, le puits de lumière est inondé d’eau devenant une petite piscine avec un fond transparent qui crée un jeu de lumière à travers l’eau, inondant l’escalier de reflets caustiques … La nouvelle section d’escalier qui était des reflets à travers la cage d’escalier tandis que l’intérieur de l’escalier se termine par un noyer chaud et robuste … A l’étage du escalier, un verre circulaire encastré dans la dalle se connecte au spa situé au sous-sol et permet à l’utilisateur du spa au sous-sol de voir le ciel à travers le plan d’eau sur le toit … Les nouvelles salles de bains dans les chambres sont masquées, créant une scénographie où la salle de bain se trouve être le nouvel ensemble; au lieu de cacher ce nouvel élément, son utilisation est célébrée …

De plus, les murs en miroir cachent parfois des éléments sanitaires tels que des toilettes et des douches, reflétant l’espace volé par ces éléments et, en même temps, soulignant la contemporanéité de ces nouveaux usages. .. Ce sont quelques-unes des stratégies qui rendent possible la nouvelle utilisation de la maison et le dialogue avec l’histoire du bâtiment, mais il est nécessaire de visiter le bâtiment pour les découvrir et les liens établis entre eux.
Le mobilier est une partie très importante du projet. L’éclectisme de l’architecture se reflète dans la sélection de meubles avec des pièces d’époques et d’origines très différentes. À Can Bordoy, nous pouvons trouver des pièces anciennes que OHLAB et le propriétaire Mikael Hall ont compilé pour ce projet pendant plus de deux ans.


Les antiquités européennes de Paris, Copenhague, Stockholm, Istanbul, sont combinées avec des pièces de différents magasins d’antiquités à Majorque, des pièces artisanales de l’île telles que les lampes Gordiola, des éléments trouvés dans la maison existante, ainsi que certaines pièces de la maison privée du nouveau propriétaire collection. Ces antiquités coexistent avec des meubles contemporains tels que GTV Thonet, Baxter, Moroso, Artemide, Norr, Santa & Cole et Flos, soigneusement sélectionnés et avec des meubles sur mesure conçus par OHLAB spécifiquement pour Can Bordoy.

Parmi les meubles sur mesure conçus par OHLAB, une collection de lits et de bars pour toutes les chambres se démarquent. Le lit, avec ses tables de chevet et têtes de lit finies en noyer et en velours et équipé de lampes en laiton vieilli et de boutons-poussoirs en laiton, forme un espace délicat et intime qui contraste avec la texture rugueuse et inachevée des murs et plafonds existants. Le bar, présent dans toutes les pièces dans différents modèles, est un autre élément délicat de confort qui intègre un minibar, un réfrigérateur, un espace de stockage pour les collations, un bureau extensible, un éclairage et un système audio Audio Pro intégré avec une conception personnalisée très facile à utiliser station de bouton en laiton vieilli.

Des tableaux antiques classiques du XVII au XIX siècle de la collection privée du propriétaire sont accrochés dans toute la maison combinés à une collection créée par l’artiste Pedro Oliver ad-hoc pour Can Bordoy. D’une part, il y a une série de grandes toiles, 250x125cm, préparées pour être suspendues sans cadre ni base, flottant à quelques centimètres des murs avec un aspect spontané d’une pièce temporaire ou inachevée.

Les toiles sont estampées de motifs classiques, rappelant l’histoire de la maison, couvertes par les traits simples et déterminés du peintre. Les transparences qui se chevauchent créent une riche complexité de nuances et de volumes. D’autre part, on retrouve une série colorée sur papier avec des gravures naturalistes anciennes de plantes évoquant le magnifique jardin. Enfin, un dossier d’œuvres graphiques avec des études sur l’œuvre de Can Bordoy complète la collection.

Sur les fondations du bâtiment, nous trouvons l’expérience Spa. Entouré de murs en pierre d’origine du XIIe siècle, de renforcements structuraux brutalistes en béton apparent et de finitions délicates en pierre naturelle, un voyage de sensations aquatiques commence à différentes températures après la culture balnéaire millénaire méditerranéenne.

Le Spa se compose d’une salle de bain comprenant différentes expériences aquatiques, de cabines de massage et, dans le jardin, d’une cabine extérieure.

 

OHLAB 

Architectes : Paloma Hernaiz et Jaime Oliver

ohlab.net

 

Can Bordoy Grand House & Garden

Carrer del Forn de la Glòria, 14, 07012 Palma, Illes Balears, Espagne

www.canbordoy.com

Images : José Hevia.

 

 

 

Le Pine, une maison familiale à Saint-Tropez à l’architecture traditionnelle de la Riviera méditerranéenne

Cette maison d’été familiale à Saint Tropez, conçue par SAOTA, est une interprétation contemporaine de l’architecture traditionnelle de la Riviera méditerranéenne. Libéré des contraintes historique, le projet est devenu une opportunité de faire progresser l’expression de la forme, de l’espace et du mode de vie associés au lieu.

Le site long et étroit est adossé à une clairière de pins au sud. «Lorsque nous sommes allés sur le site pour la première fois, nous avons trouvé très agréable de pouvoir admirer la forêt de pins et de découvrir ces volumes incroyables sous les auvents des pins», explique Stefan Antoni, directeur de SAOTA. « Cela est devenu un signal important lorsque nous avons développé la conception. »

«Notre premier objectif était d’essayer de maximiser la perception de l’espace», explique Phillippe Fouché, directeur de SAOTA, architecte principal du projet. «Nous l’avons fait en créant de généreux espaces extérieurs couverts, qui donnent l’impression que les intérieurs débordent vers l’extérieur et s’étendent à l’avant du site

La maison est disposée entre deux ailes latérales rectilignes qui embrassent une cour centrale.

Les chambres occupent toutes une aile, plus le niveau supérieur de la seconde, tandis que la cuisine et la salle à manger sont situées en bas.

La suite principale dispose d’un escalier dédié qui permet d’accéder à partir d’un salon privé à double volume.

Les principaux espaces de vie et de divertissement sont positionnés dans le vide central à volume élevé entre les ailes, coiffé d’un toit flottant plié de façon spectaculaire, ce qui confère un sentiment de grandeur aux intérieurs.

La forme pliée du toit, formée de planches de bois brut dans une référence subtile aux pins, fait non seulement écho aux terrasses en cascade du paysage, mais contraste également avec la géométrie rectiligne des ailes de chaque côté. Fouché ajoute que le pli du toit joue également un rôle structurel, permettant une portée de 12 mètres sans colonnes. Le positionnement de la maison vers l’arrière du site a créé l’opportunité pour les espaces de vie de se retirer avec le paysage en terrasses, étendant de manière transparente l’espace utilisable.

L’approche de SAOTA a exploré diverses stratégies pour maximiser la perception de l’espace, telles que les portes à cavité pour brouiller la distinction entre les espaces intérieurs et extérieurs et permettre aux brises fraîches d’été de circuler dans la maison.

La piscine centrale, qui descend en cascade sur une pente reliant un coin salon martini à la piscine principale avec les lignes épurées des ailes latérales, accentue les lignes de perspective, exagérant la longueur de la propriété, conduisant l’œil vers l’horizon et plus loin contribuant à l’illusion de l’espace.

Le long de son côté est, on retrouve l’architecture vernaculaire locale, qui présente généralement des murs épais et une distinction catégorique entre l’intérieur et l’extérieur. Lorsque le chemin d’entrée monte à partir de l’aire de stationnement hors rue en dessous de la maison à travers des plates-formes flottantes dans le jardin, la maison présente une façade solide exagérément lourde, avec seulement de petites ouvertures. Non seulement cela crée de l’intimité pour les chambres de cette aile, mais cela entraîne également les résidents et les invités dans un voyage de découverte vers le seuil. Fouché souligne cependant que ces murs lourds flottent au-dessus du sol dans une interprétation contemporaine de la typologie traditionnelle, faisant allusion au volume moderne et ouvert au-delà de l’entrée relativement discrète. Au-delà de la porte pivotante, l’espace de vie et de divertissement imprégné de lumière se révèle dans un moment de drame et de surprise.

L’intérieur a été conçu comme un espace de type galerie, qui impliquait non seulement de créer des espaces ouverts clairs, mais également d’inviter la lumière, en particulier d’en haut. «Partout où nous avons pu, nous avons essayé de faire entrer la lumière dans les volumes», explique Fouché. Des fenêtres à claire-voie soigneusement placées baignent l’intérieur de lumière naturelle et offrent une vue sur les pins des pentes au-dessus de la propriété, ce qui a également aidé à déterminer le plafond ondulé. D’autres fenêtres et ouvertures sans cadre capturent des vues sur les cours environnantes, intégrant davantage l’intérieur et l’extérieur.

Les finitions intérieures contrastent par exemple avec le béton brut sur le soffite, avec un revêtement en marbre foncé sur les murs arrière, des pierres plus claires vers l’avant de la maison et des sols en travertin. Les matériaux naturels soulignent l’architecture comme une extension du paysage, tandis que la pierre sombre vers l’arrière du salon accentue l’illusion de profondeur, renforçant encore le sentiment d’espace.

Sur le plan architectural, Le Pine explore le potentiel d’une nouvelle expression de l’esprit de Saint-Tropez, en s’appuyant sur les connaissances de SAOTA acquises au cours des décennies de conception de maisons le long de la côte atlantique du Cap, libérant ses espaces intérieurs et permettant un style de vie rafraîchissant intérieur-extérieur.

SAOTA 

Phillippe Fouché, Stefan Antoni et Amé Venter

www.saota.com

Images : Adam Letch

Bayanne, une gamme qui a du style, by Lafuma Mobilier

Que l’on opte pour la version Chaise longue, Bain de soleil ou pour le Transat accompagné de son Repose-jambes, les trois produits phares de la collection Bayanne sont une invitation à la relaxation absolue !

 

Leurs lignes minimalistes et leurs proportions idéales leur assurent une esthétique et un design élégants. Dotés d’un système d’articulation breveté qui offre la position « zéro gravité », comme en apesanteur, avec les jambes légèrement au-dessus du niveau du cœur, la Chaise longue Bayanne procure immédiatement un sentiment de confort et de relaxation.

Le Bain de soleil, quant à lui, est doté d’une excellente ergonomie qui conjugue souplesse et maintien. Il bénéficie d’un système de suspensions clippées, brevet exclusif LAFUMA MOBILIER. Ce système en élastomère injecté assure non seulement un confort dorsal incomparable, mais offre également une tension permanente de la toile, lui permettant ainsi de garder son aspect initial. En fonction des envies, on choisira les positions inclinées ou totalement allongées, tellement propice à la sieste !

Le Transat Bayanne, associé à son repose-jambes, est l’alibi parfait pour s’octroyer des moments de farniente à toute heure de la journée. Une structure accueillante, des formes enveloppantes, trois positions dont une allongée et un coussin têtière réglable, ce Transat au style contemporain trouvera sa place dans tous les extérieurs.

Bayanne, une gamme qui a du style, fabriquée dans la Drôme et labellisée Origine France Garantie.

La structure est en acier HLE, peinture 100% polyester ultra-résistante aux UV, disponible en blanc Kaolin ou gris Titane.

Matelassage Hedona In/Out innovant aux effet textiles recherchés et toile Batyline® Eden de Serge Ferrari, disponible en six coloris : Ocre, Argile, Céladon, Jade, Latte, Onyx. Et garantie 5 ans !

PVC :

  • Bayanne Bain de soleil : 499,90€
  • Bayanne Chaise longue : 349,90€
  • Bayanne Transat : 299,90€
  • Bayanne Repose-jambes : 99,90€

https://www.lafuma-mobilier.fr/collection-privilege.html

Images :  Lafuma mobilier – Pierrick Verny.

 

Une résidence en Californie incitant à la réflection allie nature et œuvres d’art

Nichée dans le canyon de Santa Monica, cette résidence s’intègre parfaitement dans son environnement boisé tout en servant de toile de fond à une collection d’art de classe mondiale.

Un couple de Los Angeles a fait appel aux experts en architecture intégrée à l’environnement Conner + Perry Architects pour concevoir une maison adaptée à leur famille et à leur style de vie, tout en mettant en valeur leur collection d’art de classe mondiale.

S’inspirant des chênes et des eucalyptus environnants de la propriété, l’agence a conçu une résidence qui permet la réflexion, l’ouverture et la sérénité. Des fenêtres encadrent les arbres, des avant-toits en porte-à-faux et des murs extérieurs en verre entièrement fermés s’ouvrent sur une cour centrale pour offrir l’équilibre parfait entre la vie intérieure et extérieure. Chaque vue de la maison a été conçue pour captiver la nature et l’art.

La propriété abritait autrefois une modeste cabane de l’époque californienne des années 1940 située sur un terrain boisé qui a commencé comme station d’essai pour le Service forestier lors de leurs tests sur les eucalyptus dans les années 1910-20. Il était important pour les clients d’honorer cette histoire et de récupérer autant que possible la maison d’origine.

Compte tenu de leur amour pour le quartier et ses arbres majestueux, ils ont transformé le bois d’eucalyptus abattu trouvé sur la propriété en mobilier d’extérieur et éléments clés de la maison, y compris les grandes portes d’entrée.

Dans la continuité, les matériaux extérieurs de la nouvelle maison ont été sélectionnés pour leur nature organique, leur capacité à vieillir sur place et leur compatibilité avec le climat, tels que les parements en bois carbonisé (Shou Sugi Ban), le cuivre, l’acier et le béton.

Les matériaux intérieurs ont été choisis pour refléter la nature de l’extérieur, notamment un mélange de calcaire gris et de chêne français pour le sol, du laiton patiné, des éléments en acier noirci et une variété de marbres et de carreaux, comme carreaux artistique de Lubna Chowdhary.

Pour les clients, qui ont tous deux grandi dans le quartier, la chance de participer au processus de conception et de construire un espace pour leur impressionnante collection d’art était un rêve. Pour Conner + Perry, la maison représente exactement ce que les clients recherchaient : une expérience intérieure / extérieure en Californie.

« Chacun d’eux a décrit la maison comme ayant une qualité magique ou mystique, laissant entrer la lumière aux bons moments, ainsi que les ombres des arbres, et un effet miroir apaisant », explique le directeur, Kristopher Conner.

Architectes : Conner + Perry Architects

Conner + Perry Architects a été fondée en 2015 à Santa Monica, en Californie, par les partenaires Kristopher Conner et James Perry, qui se sont réunis tout en travaillant avec l’architecte Duncan Nicholson. Là, ils ont tous deux été formés à la philosophie et à la tradition de l’architecture organique telle qu’elle a été enseignée à Duncan par un maître de renommée mondiale de l’architecture moderne, John Lautner. L’héritage de cette architecture peut être retracé à travers Lautner à ses prédécesseurs, Frank Lloyd Wright et Louis Sullivan. Conner + Perry Architects s’efforce de mettre cette philosophie du design au service d’une pratique contemporaine qui répond aux défis et aux préoccupations de la clientèle et du marché d’aujourd’hui tout en conservant un sentiment d’intemporalité inhérent à une architecture à la fois unique, profonde et utile.

Décoration : Olivia Williams Interior

Architecture du paysage : Landscape Workspace

Crédit Photos : Taiyo Watanabe

Pavillon A, un oasis au coeur d’un jardin

Inspiré par la Glass House de Philip Johnson et la Ben Rose House du film Ferris Bueller’s Day Off, Pavillon A est un hommage à l’architecture moderne. Accueillant une piscine quatre saisons, ce pavillon de verre a été pensé comme une véritable oasis au cœur d’un jardin.

Durant les longs hivers québécois, l’espace permet de faire quelques brasses dans la piscine, de se détendre dans le spa, de lire sous une plante tropicale, ou de faire du yoga en contemplant la nature enneigée. L’été, le pavillon s’ouvre sur une longue terrasse en bois grâce aux grandes baies vitrées présentes sur une des façades.

© Adrien Williams
© Adrien Williams

Implantée en dehors du pavillon de verre, la structure métallique donne l’impression au toit de flotter. La structure extérieure noire contraste avec l’intérieur clair et lumineux. Les parois vitrées laissent entrer abondamment la lumière naturelle et les lanterneaux installés au plafond maximisent l’apport de lumière zénithale tout en protégeant du soleil l’été. Le vitrage sur 360 degrés fait disparaître la frontière entre intérieur et extérieur et participe au dépaysement.

L’aménagement intérieur et ses plantes à même le sol contribuent à créer une ambiance tropicale qui favorise la détente. La disposition des grandes bandes de végétation propose des zones d’intimité que l’on soit dans le spa, la piscine ou sur son tapis.

© Raphael Thibodeau

Au cœur des lignes orthogonales du pavillon se distingue la salle de bain. Récompensée d’un prix à la 13e édition des Grand Prix du Design, cette salle d’eau cylindrique marie avec élégance beauté et fonctionnalité. Bardée de tasseaux de cèdre rouge, cette colonne en relief se contemple tel un élément sculptural dans le pavillon. Le caractère chaleureux du bois contraste avec l’intérieur pur et lumineux de la mosaïque blanche.

Une attention particulière a été portée au mobilier et aux détails de finition qui épousent la forme arrondie ou cylindrique, contribuant à créer un espace singulier et harmonieux. L’ouverture circulaire dans le plafond d’où jaillit une douche de lumière naturelle renforce le caractère intime et dépaysant de cette audacieuse salle d’eau.

© Adrien Williams

Avec son architecture moderne, sa lumineuse transparence, sa touche tropicale et son bijou de salle de bain, Pavillon A magnifie l’expérience de détente et de relaxation que propose cet espace dédié au bien-être.

© Raphael Thibodeau

Maurice Martel, Architecte

La firme Maurice Martel architecte représente une manière créative de penser design, matérialité, structure et construction dans l’évolution de l’architecture contemporaine. Fondée en 2016, elle a pour vocation de stimuler l’architecture et le design intérieur à travers des ouvrages construits, des travaux de recherches critiques, des expositions et des écrits.

www.mauricemartel.com

Aménagement intérieur : Maurice Martel et Bipède

Aménagement paysager : Vertige Paysage, Nicolas Ménard

Crédits Photos : Adrien Williams et Raphael Thibodeau

Lake House Völs, une cabane de baignade design au bord d’un lac

Au bord du lac idyllique de Völser Weiher dans le Tyrol du Sud, l’agence d’architecture noa * a combiné design moderne et tradition pour offrir une architecture qui fonctionne en harmonie avec la nature.

Au milieu d’un paysage montagneux spectaculaire bordé de forêts de pins verts luxuriants, se trouve le lac Völser Weiher, à plus de 1 000 mètres d’altitude. Une réserve naturelle pittoresque qui offre aux visiteurs toute l’année un espace de détente et de loisirs. Leur projet : une cabane de baignade attrayante.

Trop petit et plus adapté à l’usage, l’ancien kiosque qui manquait d’installations accessibles appropriées pour les personnes handicapées a été totalement transformé pour des excursions en plein air, une baignade rafraîchissante en été ou du patin à glace en hiver. L’ancienne installation a été démolie pour créer un espace où l’architecture pourrait se combiner avec son environnement dans un ensemble harmonieux.

Afin de se fondre dans son environnement, noa * a conçu deux structures compactes qui sont connectées le long d’un axe transversal.

Le bâtiment principal, un nouveau snack-bar, contient une cuisine et un comptoir partiellement fermés et partiellement ouverts. Il s’étend en une loggia ouverte et une terrasse, avec une vue panoramique sur le lac et une nouvelle zone de baignade.

Le bar fait office de cloison qui relie les deux parties, de sorte que la loggia et la terrasse peuvent être maintenues isolées tout en permettant un libre-service rapide et facile pour les clients.La deuxième structure du bâtiment est un cube séparé relié au snack-bar, qui forme avec le bâtiment principal un ensemble fonctionnel. C’est ici que se trouvent les installations sanitaires adaptées aux personnes à mobilité réduite, et les vestiaires.

Dans le centre, il y a un petit atrium ouvert avec des vestiaires pour les invités et des casiers spécialement conçus par les entreprises artisanales locales. L’atrium offre une vue panoramique sur l’horizon. Pour se fondre dans l’environnement naturel, les architectes se sont concentrés sur des couleurs et des matériaux naturels. Le vert a été choisi comme couleur de base pour le sol, les murs et le plafond, avec différentes nuances pour créer une ambiance naturelle.

Pour planter l’architecture fermement dans le sol, noa * a choisi un motif de dentelle traditionnelle du Tyrol du Sud pour le moule de résine. Les motifs ont été brièvement pressés dans la résine humide et rapidement enlevés pour créer un effet tridimensionnel irrégulier.

La construction à ossature en bois le long de l’axe transversal, qui relie les deux bâtiments de l’installation, sert de structure de support pour les plantes grimpantes. Dans quelques mois, le jasmin à croissance rapide enveloppera les vestiaires d’un feuillage naturel et vert. Vue du lac, la verdure fera disparaître le bâtiment dans son environnement.

L’ensemble se situe dans un paysage naturel unique et offre des vues sur le lac, la forêt et la montagne. La façade en bois de mélèze spécialement sélectionnée et non traitée sera laissée à son destin naturel – changeant lentement à mesure qu’elle est exposée aux éléments au fil du temps.

Les jetées de baignade nouvellement construites, faites de bois des forêts environnantes, se ramifient et se dissolvent dans le lac, guidant les visiteurs des bâtiments dans l’eau.

L’architecture met en valeur la flore, lui donne de l’espace pour s’insérer doucement. Chaque élément du projet démontre l’engagement de noa * à gérer les environnements naturels de manière responsable et avec soin tout en restant fidèle à leurs normes architecturales. Entre les rangées de roseaux fraîchement posées et le nouvel espace pour les enfants, le design contemporain crée un espace pour les amoureux de la nature.

noa* network of architecture
www.noa.network

Crédit Photos : Alex Filz

Une maison familiale en bois, au milieu de la pinède à Soulac sur Mer

Entre les pins et les chênes de la forêt de Soulac Sur Mer, l’architecte Nicolas Dahan a construit une maison familiale qui se fond dans le décor.

Le sol et le plafond aux dimensions rigoureusement identiques impriment un effet miroir qui brise tout idée de hiérarchie ; le regard glisse entre les pins et les perspectives intérieures, le pied passe sans heurt du sable chaud au plancher souple d’okoumé.

« Entrer dans la pinède, c’est déjà entrer dans la maison. Le site fait l’architecture. Les pins et les chênes la protègent des vents forts, l’océan est invisible, mais si proche que les vagues rythment les journées, la nature transperce les chambres et le salon. Nous avons construit dans un courant d’air » résume Nicolas Dahan. Pas d’entrée au sens classique du terme, on pénètre d’une foulée dans le salon de 130 m2 ou l’une des 5 chambres posés sur la pinède de 4000m2. L’architecte français s’est d’abord attaché à redéfinir l’idée de seuil.

136 caissons de mélèze pour le toit, 136 plaques d’okoumé au sol, une symétrie parfaite pour ce sandwich architectural. Si la ligne générale s’inspire de la villa américaine de plain-pied, le sol et le plafond relèvent de la performance d’ingénierie dont la paternité est à chercher chez John Lautner et ses architectures ouvertes à un nouvel art de vivre.

« Nous avons dû installer un entrepôt sur le site pour abriter la construction. Le niveau de détail du toit interdisait toute présence d’humidité. Le mélèze est poncé pour obtenir une finition que l’on accorde habituellement au mobilier. Aucune vis, aucun clou apparent, les joints creux offrent une fluidité unique à l’extérieur comme à l’intérieur de la maison. La poutre centrale est par exemple digne d’un gymnase avec ses 16 mètres de long, mais elle est traitée avec un tel degré de finition qu’elle se fond dans l’univers domestique. » précise Nicolas Dahan.

Attraper la lumière est un luxe « La hauteur standard d’une baie vitrée coulissante est de 2,20m, ici nous sommes à plus de 3 m. C’est un vrai changement de standing. La magie des villas brésiliennes, qui ont envahi les magazines, repose sur ces larges surfaces vitrées sur mesure. Cinq prestataires au monde sont capables d’offrir de si grands volumes de verres manipulables, c’est à dire coulissant avec légèreté. Le résultat, invisible au béotien, est unique. Les ombres projetées par la pinède sur les surfaces de bois intérieures accompagnent les habitants toute la journée à divers degrés d’intensité. Les chambres et le salon profitent au maximum des quatre orientations Nord, Sud, Est, Ouest »

Crédits Photos : Vincent Leroux et Jean-Luc Guérin.

Nicolas Dahan, architecte
www.nicolasdahan.fr