Sur l’archipel de Velkua au milieu des paysages rocheux, Villa Mecklin

Au début du printemps 2004, les futurs habitants ont parcouru la mer gelée jusqu’à la parcelle insulaire d’un de leurs amis dans la municipalité de l’archipel de Velkua.

Leur intention était de déterminer avec précision les emplacements des bâtiments qu’ils avaient esquissés sur le terrain rocheux de l’île. Ils avaient leur équipement de pêche sur glace, et une fois qu’ils eurent attrapé suffisamment de poissons, ils se sont déplacés avec leurs mesures sur la parcelle.

Dès le début, la configuration de ce projet différait de la norme. Les bâtiments ont été construits à un rythme tranquille, afin de pouvoir étudier les détails de construction et les développer sur place, parfois en pêchant, en profitant d’un sauna ou en se relaxant le soir.

Villa Mecklin a été principalement un projet d’auto-construction. Les documents contractuels ou les dessins d’exécution complets n’étaient pas nécessaires car les problèmes ont été résolus sur place.

La construction a été facilitée en concevant toutes les pièces, du cadre aux détails, pour qu’elles soient aussi simples que possible.

Le cap rocheux nord de l’île de Mustaluoto abrite un port de plaisance sur son côté est. Sur la parcelle exposée à l’ouest, de grands arbres poussent dans l’humus qui s’est accumulé dans une étroite crevasse rocheuse. Sinon, les environs sont constitués de roches exposées et de végétation basse : mousse, herbes, bruyères et genévriers.

Les bâtiments ont été placés au milieu d’une zone abrité par les arbres. Le bâtiment principal se trouve au milieu des rochers, sa terrasse abritée s’étendant au-dessus de leur sommet. On arrive par le port jusqu’à l’entrée du bâtiment principal, à l’abri des arbres.

Après une descente de quelques marches, le vaste paysage de la rive ouest, avec ses longues vues, se déploie. Une cheminée a été encastrée au centre de la grande terrasse, accessible par une trappe dans le platelage.

Lorsque le feu n’est pas allumé et que la trappe est en place, il est possible d’utiliser toute la terrasse comme, par exemple comme piste de danse pour les soirs de fête. Le sauna est situé en bord de mer, et il y a aussi une cabine chauffée au poêle pour les clients.

Les matériaux de construction sélectionnés pour la Villa Mecklin sont des matériaux de base naturels et adaptés à l’archipel. Toutes les surfaces en bois n’ont pas été traitées et deviendront naturellement grises.

Surface au sol: 70 m2 + 75 m2 (terrasse) + 20 m2 (sauna)

Huttunen – Lipasti Architects

www.h-l.fi
Architectes: Risto Huttunen et Santeri Lipasti
Images : Marko Huttunen.

La maison Bordeaux-Le Pecq de Claude Parent est en vente

Réalisée par l’architecte Claude Parent entre 1963 et 1965, cette maison est un témoignage marquant de l’architecture moderniste. Ses toitures obliques en font un édifice remarquable du 20e siècle doté d’une forte valeur architecturale et patrimoniale.

Située à Bois-le-Roy, en lisière de la forêt de Croth, elle profite d’un environnement naturel préservé aux abords de la vallée de l’Eure. La maison se trouve à 90 km de Paris (1h en voiture de Porte Maillot).

Au coeur d’un parc vallonné de 3,5 hectares, elle profite d’un panorama dégagé sur la campagne environnante. Le jardin arboré abrite un court de tennis. Cette maison de plain-pied s’étend sur une surface de 400 m².

Elle offre un majestueux espace de réception de 150 m² ouvert sur une terrasse, avec un premier volume correspondant à l’ancien atelier, une salle à manger et un salon avec cheminée.

Le tout est surmonté par une mezzanine accueillant un bureau-bibliothèque. Le reste de la maison abrite une suite parentale avec salle de bain et dressing, trois chambres, deux salles de bain, une cuisine, un office et une réserve. Une dépendance de 35 m², un garage double et un sous-sol aménagé complètent l’ensemble.

Commande photographique de l’agence Architecture de Collection à l’artiste photographe Laurent Kronental, 2019 © Laurent Kronental – Courtesy Architecture de Collection.

CLAUDE PARENT

L’architecte Claude Parent (1923-2016) est une des grandes figures de l’architecture contemporaine. Professeur à l’Ecole spéciale d’architecture de Paris aux côtés de Paul Virilo, il a été Grand prix national de l’architecture en 1979, président de l’Académie d’architecture, puis membre de l’Académie des beaux-arts en 2005. Après avoir travaillé comme dessinateur de mode, affichiste, publicitaire, Claude Parent ouvre son agence d’architecte en 1952. Sous l’impulsion d’André Bloc, il rejoint le groupe Espace, qui réunit l’élite artistique de l’époque, et intègre le comité de rédaction de la revue L’Architecture d’Aujourd’hui. C’est à cette époque qu’il construit la villa André Bloc au Cap d’Antibes (1961) et la Maison de l’Iran (1961-1970) à la Cité Universitaire. En 1963, il fonde avec Paul Virilo le groupe et la revue Architecture principe. Ensemble, ils réalisent l’église Sainte-Bernadette (1963-1966) à Nevers et énoncent la théorie de la Fonction Oblique. Ils travaillent à un véritable renouveau du vocabulaire architectural et développent des projets utopiques de villes régies par ce principe. Architecte théoricien, Claude Parent affirme à travers ses constructions et ses écrits une grande liberté formelle. Nombre de ses oeuvres sont de véritables performances architecturales, mêlant esthétique nouvelle et innovations techniques. De nombreux architectes se forment dans son atelier, notamment Jean Nouvel, et de grandes figures de l’architecture contemporaine internationale s’inspireront de son oeuvre, à l’image de Rem Koolhaas, Daniel Libeskind ou Bernard Tschumi. Reconnu pour son travail avant-gardiste, la section française de la Biennale de Venise lui a rendu hommage en 1996, le FRAC d’Orléans lui a consacré une première rétrospective en 1999 et une grande exposition sur son oeuvre construite et son oeuvre graphique (dont la scénographie était signée Jean Nouvel) était organisée par la Cité de l’Architecture et du Patrimoine en 2009.

Maison Bordeauc-Lepecq
Claude Parent-Architecture
Bois-le-Roy (27)

435 m²
Parc : 3,5 hectares

5 chambres
3 salles de bain

1 250 000 €

La maison Bordeaux-Le Pecq de Claude Parent est mise à la vente par l’agence Architecture de Collection.

 

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Au Costa Rica, une villa blanche au toit spectaculaire

La ligne de toit en forme d’aile abrite une villa blanche spectaculaire dans la jungle du Costa Rica.

Chaque espace de la maison a été incliné de sorte à voir l’océan, et cette torsion crée un lien géométrique entre la ligne de toit et les espaces qui sont devenus l’élément principal.

Cette maison blanche dans la jungle agit comme une toile de sorte que la lumière du matin et du coucher du soleil se reflète sur ses surfaces et crée une gamme de couleurs qui varient tout au long de la journée. Les surfaces inclinées permettent également au reflet des ombres et aux textures de la nature de jouer dans les espaces et de donner de la vie.

En raison de l’éloignement de l’emplacement et des difficultés d’accès, Studio Saxe a décidé de créer une charpente en acier léger, amenée et assemblée de manière rapide et efficace. Cela a non seulement assuré la qualité de la construction dans un endroit très éloigné, mais cela a également permis au processus de construction d’être efficace et l’intervention sur le chantier très minime.

Pour Studio Saxe,une conception en lien avec la nature doit être le premier objectif, par conséquent, cette villa a été correctement orientée pour tirer parti des avantages.

Le toit protègent du soleil et de la pluie dans les moments les plus critiques de la journée, créant un confort sans utilisation d’énergie. L’impact sur le site a été minime lors de la construction de la villa et la ligne de toit étendue sert également de moyen de collecter la production d’eau et d’énergie.

Studio Saxe 

https://studiosaxe.com/

Images : Andres Garcia Lachner.

La maison Unal Bulle en Ardèche est en vente

Chef-d’œuvre de « l’Architecture-Sculpture », cette résidence d’été a été édifiée à Labeaume en Ardèche par le peintre et sculpteur Joël Unal, en collaboration avec Claude Häusermann-Costy en 1972.

Située au cœur d »une forêt, elle se compose de plusieurs formes arrondies, presque sphériques, imbriquées, posées sans fondations, directement sur le rocher.

Photo : Architecture de Collection

Édifiée en voile de béton appliqué à la main sur une armature d’acier, ses formes semblent épouser les courbes originaires du sol pour s’intégrer au paysage.

Photo : Architecture de Collection

Ses formes organiques, comme des bulles semblables à des champignons, lui valent le surnom de « Maison barbe à bapa », Michel Ragon inscrit cette tendance dans un nouveau courant : l’architecture sculpture.

Photo : Architecture de Collection


La maison se compose d’une entrée, un séjour avec passe-plat vers la cuisine, trois chambres dont une avec terrasse et sortie indépendante, deux salles de bain, un séjour-atelier de 60 m², un hamac de repos, une bibliothèque et un cellier. Les espaces sont desservis par deux tunnels de circulation, et disposent de quatre cheminées. La maison profite également d’une piscine avec île et plage, d’un spa, et plus de 150 m² de terrasses dont un solarium et une tour avec vue à 360° sur le panorama, du Mont Blanc au Mont Lozère.

Photo : Architecture de Collection


L’intérieur fait penser au chapeau d’un champignon. On aperçoit au fond un escalier en colimaçon menant à un espace intimiste et des ouvertures aux murs font rentrer juste ce qu’il faut de lumière naturelle.

Photo : Architecture de Collection

Un espace a été aménagé pour des enfants : petites chaises et tables, bibliothèque…

Photo : Architecture de Collection


La surface s’étend sur 156 m2.

Photo : Architecture de Collection

Des mosaïques et peintures ornent et colorent la structure blanche.

Photo : Architecture de Collection


Dehors, la piscine extérieure surplombe les paysage ardéchois.

Photo : Architecture de Collection


La construc­tion a dé­bu­te en 1973 et s’achève en 1990. Sur les plans de Claude Haüsermann-Costy, Joël Unal construit et sculpte l’intégralité de la  maison-bulle.

Photo : Architecture de Collection


En 2004, l’édifice ob­tient le label « Patrimoine du XXe siècle » puis, le 22 avril 2010, est inscrit au titre des monuments historiques

Photo : Architecture de Collection


Son architecture unique fait partie des premières à initier le courant « architecture sculpture ».

Photo : Architecture de Collection


Il fait bon vivre dans la maison Unal !

Photo : Architecture de Collection

La maison Bulle à Labeaume en Ardèche, France est présentée à la vente par Architecture de Collection

 

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Freebooter, une maison biophilique sur l’ile de Zeeburgereiland, à Amsterdam

« Nous faisons partie de la nature d’une façon profonde et fondamentale, mais dans nos vies modernes nous avons perdu cette connexion. Notre studio imagine des villes et des maisons qui respectent les habitants et l’environnement, récréant le lien entre les deux dans le processus. Le projet Freebooter est une réponse à cette problématique; nous voyons le design biophile comme la clé vers une architecture vraiment novatrice, équilibrant les aspects techniques d’une construction écologiquement consciente avec l’expérience qualitative d’un espace organique et naturel. » Giacomo Garziano.

Freebooter est un petit immeuble situé au centre de l’ile de Zeeburgereiland à Amsterdam, tournée vers le fleuve Ij, composé de deux duplex de 120m2 chacun. Sensible à l’histoire, aux coutumes et à la culture néerlandaises, le projet a pris comme point de départ le passé maritime des Pays-Bas. Freebooter devient ainsi un navire moderne sur terre, avec de nombreuses références au vent, à l’eau et à la voile. Sur une terre qui appartenait à l’eau, un nouveau navire a mis les voiles.

Le nom du projet est une référence à la figure historique du « freebooter » (flibustiers), des freelancers privés qui rassemblent des équipes de marins pour explorer la haute mer. En plus de reconnaître l’innovation hollandaise et la nature pionnière de la nation, c’est l’esprit du freebooter que l’architecte et fondateur de GG-loop Giacomo Garziano a cherché à apporter au projet, en réunissant une équipe hautement qualifiée d’artisans et de menuisiers pour l’aider à réaliser sa vision.

Choix architecturaux

Les principaux matériaux de construction, comme un navire, se limitent au bois, à l’acier et au verre. Le plan de chaque appartement, faisant référence à un navire, est fluide et organique avec des marches inclinées vers des espaces conçus pour envelopper les habitants et “se déplier” à mesure de leurs déplacements.

Une des caractéristiques les plus importantes de Freebooter est son utilisation de la lumière. GG-loop a mené une étude sur l’ensoleillement de la façade, de manière à déterminer le positionnement des lames en bois. La façade paramétrique permet d’optimiser la lumière naturelle, tout en gardant un niveau approprié d’intimité et rationalisant sa fabrication et installation.

La structure, un hybride de bois (CLT) et d’acier, a été préfabriquée en atelier, permettant un temps de construction exceptionnellement rapide de trois semaines pour les quatre étages. La construction de l’œuvre s’est déroulée sur 6 mois.

Des propriétés uniques

Un triomphe du design biophile et de la conception d’espaces concentrés sur l’habitant. Notre premier bâtiment résidentiel à Amsterdam représente les standards de qualité de nos projets futurs, basés sur le haut rendement énergétique, les espaces intérieurs de haute qualité et les matériaux naturels.

Réalisation

Célébrant le savoir-faire artisanal dans le design contemporain, ce bâtiment de deux appartements sur mesure, harmonise forme et fonction sur un plan conçu méticuleusement. Doté d’un extérieur marquant, il est devenu un point central du quartier; le bloc s’ouvre sur un plan intérieur compact révélant des combinaisons de fenêtres, d’intérieurs en bois et de finitions de haute qualité, avec des courbes organiques ouvertes qui marchent à travers des espaces de vie confortables, favorisant un sentiment de bien-être et de connexion à la nature.

Le projet est le résultat d’une recherche approfondie dans le domaine de la construction en bois: le système hybride CLT en bois lamellé-croisé et structure d’acier a été développé tout au long du processus de conception pour optimiser l’espace intérieur et le temps de construction.

Dans les études initiales, des essais comparatifs ont été faits entre une structure de béton et la structure CLT. Cette dernière s’est avérée être la solution la plus qualitative, grâce à ses performances structurelles et son optimisation du temps de chantier, mais aussi son bilan de carbone, le bois stockant naturellement du CO2. L’impact sur le coût d’une structure CLT performante est inférieur à 10%, par rapport à une solution béton.

Énergie et environnement

La consommation énergétique du bâtiment est proche de zéro. Ce résultat est la combinaison de 24 panneaux solaires en toiture, d’une haute performance de l’isolation murale et des parois vitrées, couplées à un chauffage au sol à basse température et un système de ventilation mécanique et naturel. 98% du bois utilisé est certifié PEFC.

Avec 122,5 m3 de bois utilisé, le bâtiment stocke près de 80 tonnes de CO2, compensant près de 700 000 km de gaz d’échappement d’une voiture de milieu de gamme et la consommation d’énergie de 87 foyers en un an.

GG Loop

www.gg-loop.com