Alain Ellouz, galeriste

Depuis le 12 septembre, cet amoureux de l’albâtre a ouvert son espace à Paris, quai des Grands-Augustins, pour que rayonne cette matière qu’il métamorphose, avec la complicité d’artistes. Première expo, première visite.

Texte Anne-Marie Cattelain-Le Dû

L’endroit est grandiose, 270 m2 d’exposition bâtis sur les vestiges de l’église du couvent des Grands-Augustins. Sublime écrin pour l’albâtre, minéral qui transcende la lumière et qu’Alain Ellouz offre en partage à des artistes, guidant leur main pour qu’en l’effleurant, en le gravant avec retenue, ils le magnifient. « C’est la suite logique de ma Fondation Alain Ellouz, à Bièvres, qui permet à des designers et artistes de travailler et d’exprimer leurs talents sur ce support exceptionnel. Ici, curateur, conservateur, initiateur, je leur donne la possibilité de montrer leurs œuvres, afin qu’elles trouvent leur public, voire poursuivent leur route entre d’autres mains… C’est ma façon de m’introniser dans ce monde très élitiste des galeries d’art, par ma propre voie », précise le propriétaire des lieux.

Première exposition monographique, celle de Caroline Leite avec, accueillant les visiteurs, son œuvre La Forêt silencieuse.

La galerie se décline en cinq espaces, deux dédiés à l’art, deux au design présentant les luminaires les plus remarquables sortis des ateliers Alain Ellouz, et un consacré à l’architecture. « C’est un projet ambitieux à destination des amateurs d’art, qui auront l’occasion de découvrir l’incroyable travail d’Atelier Alain Ellouz. »

Alain Ellouz, fondateur de l’Atelier Alain Ellouz, invite des artistes à développer le potentiel esthétique de l’albâtre.

Première artiste mise à l’honneur, Caroline Leite, à travers sa monographie baptisée « Natures minérales ». « Depuis six mois, nous travaillons ensemble dans le studio de Bièvres. Nous avons ainsi imaginé une trentaine de pièces qui illuminent l’espace. Le public américain est déjà conquis et nous avons décidé d’exposer Caroline Leite à Art Basel Miami. Sept autres artistes présenteront leurs créations dans la galerie et d’autres viendront en résidence. » C’est une nouvelle histoire, un nouveau chapitre pour Alain Ellouz et l’albâtre.

Le végétal n’est que rêve, de Caroline Leite gravé sur l’albâtre à la pierre noire.
White Bird, où se devine, comme un tatouage sur l’albâtre, la finesse du trait de Caroline Leite.

55, quai des Grands-Augustins, 75006 Paris
atelier-alain-ellouz.fr

Article paru dans le numéro 172 Résidences Décoration.

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