Daimant Saint-Honoré, rouge sang !

Provocateur ! Ce restaurant végétal, dont aucun aliment d’origine animale ne franchit le seuil, s’affiche dans un ancien bistrot « viandard ». Audace d’Alice Tuyet, l’initiatrice de la collection Daimant, pour son petit dernier. 

Texte Anne-Marie Cattelain-Le Dû

«S’installer en lieu et place du bistrot de viandes de Michel Rostang, dans un quartier très fashion, place du Marché Saint-Honoré, ça mérite de soigner la décoration et de la décliner au regard de son passé, de son présent, de son avenir et de ceux qui le fréquentent. De créer une adresse reprenant les codes de la mode, de la beauté, graphique, avec des rayures vives, des aplats de couleurs, des boudoirs intimistes en cohérence avec les boutiques alentour, les convives aussi qui, en matière d’esthétique comme de food, sont pointus, exigeants. Le fil rouge : le rouge, de la passion, de l’émotion », confie Alice.L’idée forte, la ligne conductrice d’Alice qui a imaginé, épaulée « clandestinement » par un architecte dont elle tait le nom, l’extérieur et l’intérieur, respectant l’existant, limitant à l’essentiel le neuf.

Quand Alice Tuyet, créatrice des restaurants Daimant, s’invite à sa table et joue les mannequins pour parler de son concept végétal très gourmand. © Léo Kharfan
Clin d’œil à l’ancien propriétaire, Michel Rostang : brochettes de champignons laquées préparées dans la rôtissoire où il cuisait ses viandes. © DR
L’idée déco forte, outre le rouge laqué et les objets glanés : garder des meubles de l’ancien restaurant, tels que le bar, typiquement parisien. © DR
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« Nous avons chiné chaises, luminaires, objets, recyclé le bar du précédent propriétaire, le couvrant de résine rouge, comme le lipstick de nos clientes. De même, nous avons conservé la rôtissoire qui nous a inspiré de nouveaux mets, des brochettes laquées de champignons, servies avec un jus de carcasse de légumes, des courgettes grillées sur le barbecue, etc. » Et, parce que bien manger rime avec plaisir, gourmandise, une carte des vins, bio, naturels cligne de l’œil comme le bar à mousses au chocolat. Avec, au choix, pour s’installer : trois étages, trois univers, ponctués d’œuvres d’art, dont celles de Jacques Bosser, artiste d’origine normande à la fois peintre, sculpteur et photographe. Plus la terrasse, évidemment !

Article paru dans le numéro 186 de RD – Résidences Décoration.

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