William Ventura : « J’essaie d’éviter les pastiches et les décors figés »

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L’agence de cet architecte d’intérieur qui monte mise sur l’écoute du client, le dessin et le sens du contraste en contextualisant l’existant. Une formule aux ingrédients choisis, aussi chaleureuse que gagnante, avec des projets allant de Paris à Méribel… Echange.

Propos recueillis par Clément Sauvoy

Votre « signature-archi » ?
J’aime les espaces clairs, épurés et atemporels, dont on ne se lasse pas. Le point de départ de chaque projet, c’est son contexte. Comprendre le lieu dans lequel on s’inscrit, le client, et tisser des liens entre l’existant et ce que l’on y ajoute. Je dessine énormément en plan, pour réfléchir à l’organisation des espaces, aux orientations, aux parcours et à l’implantation des éléments de mobilier. J’essaie d’éviter les pastiches et les décors figés. Je suis plutôt partisan des contrastes et du mélange de styles pour créer des lieux vivants.

Ce projet résidentiel dans le quartier du Louvre à Paris s’inscrit dans l’ADN de l’agence : la recherche de l’espace, de la lumière et de la matérialité. © Cyrille Lallement

Des chantiers en cours ?
L’aménagement d’un dernier étage de 300 m2 avec une magnifique vue sur Paris dont le chantier démarre en octobre, et un autre appartement parisien dans un immeuble XVIIIe près de Pigalle. Je démarre également la réhabilitation et l’extension d’une maison près de Monfort-l’Amaury, et la restructuration complète d’une maison de ville à Neuilly pour un couple de collectionneurs d’art contemporain. Autre projet qui me tient à cœur, le développement d’un concept de résidence hôtelière 5-étoiles à Paris.

Votre plus beau projet ?
Il s’agit d’un appartement à Méribel. C’est un écrin de bois perché sous les toits. Tout a été réalisé sur mesure et intégré dans le rythme du bardage de bois, du sol au plafond. Il y a simplement un peu de pierre et quelques meubles, c’est la version chic d’un refuge de montagne.

Dans une ancienne oisellerie, le décor époustouflant du restaurant parisien Da Graziella est à la hauteur de l’ambition du propriétaire, et révèle sa personnalité. Une réponse qui fait sens ! © Cyrille Lallement

Un rêve un peu fou ?
Je dirais que je rêve d’un projet dans un lieu isolé au bord de l’océan, au milieu de champs ou de vignes. Peu importe le programme, cela pourrait être une maison, un hôtel ou un musée ! Un bâtiment qui révèle un paysage et depuis lequel on puisse le contempler.

La plus belle architecture ?
Les lieux ont déjà quelques années, mais j’ai visité cet été le musée Soulages à Rodez, dessiné par les architectes espagnols RCR. L’utilisation de l’acier Corten et de l’acier patiné créent une lumière et une atmosphère envoûtantes qui mettent parfaitement les œuvres en valeur.

Un objet fétiche ?
Étant quelqu’un d’assez perfectionniste, quand je trouve un objet ou un vêtement qui me plaît, j’en deviens rapidement fétichiste et n’achète plus rien d’autre. J’utilise le même carnet moleskine bleu marine de 13 x 21 cm et le même stylo Pilot à encre noire 5 mm tous les jours depuis plus de 10 ans !

Inséparable de son fidèle cahier Moleskine, William Ventura est par ailleurs féru de mobilier design et amateur d’art contemporain. © Tous droits réservés

Repères

2014
Diplômé de l’école
Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville.

2015
Travaille au sein de l’agence Tacoa à São Paulo au Brésil, notamment sur des projets résidentiels en collaboration avec Marcio Kogan.

2016
Ouverture de l’agence William Ventura Architecture à Paris.

2018
Livraison de l’Hôtel Bourbon
à Paris 10e.

2021
Déménagement de l’agence WVA au 12 rue de Liège, dans
le 9e arrondissement de Paris.

https://www.williamventuraarchitecte.com/

Article paru dans le numéro 160 de Résidences Décoration

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