Ce duplex avec terrasses dans l’iconique Hôtel Martel signé Robert Mallet-Stevens est en vente

Remarquable témoignage Art déco, cet appartement situé dans l’hôtel particulier des sculpteurs Jan et Joël Martel est l’œuvre de Robert Mallet-Stevens. La collaboration de l’architecte avec Jean Prouvé et l’atelier Barillet à la réalisation de cet ensemble en fait une œuvre d’art totale.

D’une surface de 72 m² LC, il comprend un beau salon avec mobilier intégré prolongé par un balcon, une cuisine, une chambre avec un dressing et une salle de bains. Il offre également une très agréable terrasse de 50 m².

S’il a conservé ses volumes et décors d’origine comme le mobilier dessiné par Gabriel Guevrekian, cet appartement a fait l’objet d’une rénovation complète par le décorateur Christian Liaigre. Il se situe dans un quartier emblématique du 16ème arrondissement.

Un manifeste d’architecture moderne

Le vocabulaire propre à Mallet-Stevens est bien lisible en façade : des volumes cubiques, de nombreux décrochements et une surface lisse et blanche. Un soin particulier a été porté au dessin des entrées dessinées par Jean Prouvé et aux espaces communs. Dans la cage d’escalier, on peut admirer un somptueux vitrail composé de différents verres laminés aux reliefs variés réalisé par le maître verrier Louis Barillet.

Une architecture rare, classée au titres des Monuments historiques, dans un environnement calme et privilégié.

Robert Mallet-Stevens

Robert Mallet-Stevens (1886-1945) est avec Le Corbusier et André Lurçat l’un des principaux tenants du « Style International » à Paris et le fondateur de l’Union des artistes modernes en 1929. Il est l’auteur de diverses résidences privées de luxe pour une clientèle d’amateurs fortunés, banquiers et grands collectionneurs: la villa Barillet, square Vergennes à Paris, la villa Cavrois à Croix dans le Nord, la Villa Noailles à Hyères ou la maison Collinet à Boulogne, mais son œuvre la plus importante reste la rue qui porte son nom dans le 16e arrondissement. Le Centre Pompidou lui a consacré une exposition monographique en 2005.

Duplex dans l’Hôtel Martel
Robert Mallet-Stevens Architecte, 1927
Paris 16

72 m² LC
Terrasse : 50 m²

1 chambre
1 salle de bain

1 650 000 €

Le duplex avec terrasses dans l’iconique Hôtel Martel signé Robert Mallet-Stevens est à la vente par Architecture de Collection.

 

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A Hampstead, deux appartements duplex adjacents reconfigurés en un seul par XUL Architecture

Situés au troisième étage d’une conversion victorienne, ces deux appartements en duplex avaient un problème majeur à résoudre : améliorer la circulation dans toute la propriété.

XUL Architecture, basée au nord de Londres, a envisagé de nombreuses options pour cette propriété avant d’envisager de déplacer l’escalier vers le centre du bâtiment. Il y avait cependant un obstacle, comment s’assurer que l’escalier pouvait être positionné sous la cheminée avec des millimètres à perdre.

Ces deux appartements en duplex adjacents étaient auparavant convertis en un seul appartement, mais les deux escaliers sont restés. Avec cette rénovation, XUL a tenu à résoudre ce problème, en créant un plus grand espace au sol et en améliorant considérablement les déplacements dans la propriété.Les propriétaires, vivant à Bruxelles et déménageant à Londres, ont acheté la propriété et ont demandé à XUL de reconfigurer l’espace pour centraliser la circulation et n’avoir qu’un seul escalier.

L’ensemble du projet a été conçu et géré avec les clients vivant à l’étranger, une bonne communication a donc été la clé de son succès.

La belle paroi de douche Crittall sur mesure a renforcé l’intérieur industriel de cet appartement. La clé pour libérer le potentiel de cette propriété était l’installation d’un escalier qui fonctionnait avec le bâtiment.

La première section de l’escalier monte à un palier inférieur, tourne à droite sous la cheminée et à gauche dans un nouvel escalier montant à l’étage supérieur. Cette réduction intelligente de la hauteur du palier a permis à l’espace de passer sous la cheminée. Cette reconfiguration a également permis d’installer un vestibule plus grand et des toilettes invités.Les propriétaires ont été ravis du projet et ont contribué à la décoration intérieure avec des meubles et des éclairages assortis au décor.XUL
xularchitecture.co.uk
Situé dans le nord de Londres, XUL Architecture est un cabinet d’architecture à vocation commerciale et centré sur le client. Efficace et réactif, XUL a mis un accent particulier sur l’expérience client ainsi que sur la recherche de moyens ingénieux pour apporter de la lumière dans l’architecture. XUL pense que chaque client est spécial et a une histoire à raconter. Leur recherche approfondie est basée sur la recherche de moyens par lesquels nous pouvons apporter plus de lumière naturelle dans l’architecture, car cela a un impact positif sur la qualité spatiale, le bien-être, la productivité et la créativité.

xularchitecture.co.uk

Rénovation intérieure d’une maison de ville « Brownstone » à Brooklyn

Dans cette résidence située à Brooklyn, les espaces sont personnalisés par des meubles aux contours graphiques et le choix de couleurs vives en trois dimensions, parfois même en trompe-l’œil.

On y trouve des lucarnes, des cheminées un choix d’éclairage audacieux provenant d’Innermost Lighting, une entreprise connue pour ses luminaires contemporains uniques.

Le vestibule d’entrée est doublé de carreaux jaune orangé de Brothers Cement Tile avec la porte intérieure d’origine repoussée et peinte en gris foncé. Dans le salon, les portes d’armoires en verre au plomb d’origine sont montées sur de nouvelles armoires pour camoufler le foyer au gaz.

La cage d’escalier existante a été élargie au deuxième étage pour permettre à la lumière du grand puits de lumière de s’infiltrer jusqu’à la salle à manger. Un traitement de plafond mural bleu ciel sert de toile de fond à la table et dissimule la salle d’eau tapissée de papier peint Calico.

Les boîtes Ikea avec des portes peintes en gris et blanc fabriquées sur place comprennent la cuisine et le bar et sont mélangées avec des armoires en noyer pour tapisser les murs latéraux de la tanière.

Le mur du fond vitré donne sur un jardin luxuriant et est éclairé au-dessus par une grande lucarne.

À l’étage, un contour peint en gris-bleu crée une tête de lit surdimensionnée dans la chambre principale, qui donne sur un toit-terrasse planté.

La salle de bain principale comprend une dalle de pierre grise antique, des luminaires Waterworks et une vanité en noyer personnalisée ainsi que des carreaux de mur de métro bon marché et des carreaux de sol en porcelaine de Classic Tile.

La bibliothèque et le bureau personnalisés en forme de L bleu et noyer dans le bureau offrent une vue sur la rue.

Crédit photo: Francis Dzikowski / OTTO

BFDO Architects
Alexandra Barker, AIA

BFDO Architects PLLC est une agence multidisciplinaire primée et basée à New York, qui se concentre sur l’exploration de pratiques spatiales et matérielles qui s’adaptent à l’évolution des relations entre les habitants et l’environnement bâti.

BFDO a travaillé dans les secteurs public et privé sur une gamme de projets qui incluent des résidences privées, des intérieurs et des projets institutionnels et commerciaux dans la région de New York, à l’échelle régionale et internationale. La société s’est engagée avec une gamme de clients privés et d’entreprise, notamment The Hudson Companies et Trinity Real Estate, ainsi que des promoteurs d’unités résidentielles en Mongolie intérieure, en Chine.

Les récompenses professionnelles récentes incluent les certificats de mérite AIA New York et AIA Brooklyn Queens Design Award pour la Maple Street School. Un projet spéculatif, Chromatic Energy Landscape, a été finaliste de la Land Art Generator Initiative et a reçu une mention honorable dans les Architizer A + Awards.

www.barkerfreeman.com

Monsieur Moustache, un lieu chaleureux et authentique

Créée à Paris en 2012, M. Moustache est une marque française de souliers esprit vintage. C’est avec des matières soigneusement sélectionnées et des courbes raffinées que la marque développe sa gamme de souliers aux lignes singulières. Le siège social déménage rue de Paradis, dans le 10ème arrondissement de Paris, dans un immeuble typique des années 70, avec une surface de 380 m2 et une grande terrasse.

LES BESOINS DU CLIENT

Trois objectifs principaux : le premier consistait à réaliser un aménagement fonctionnel tout en tenant compte de la croissance de l’entreprise et des potentiels besoins de réorganisation. Le second résidait dans la capacité à créer un univers reflétant l’identité de la marque, chaleureux, authentique et élégant, avec un esprit comme à la maison. Le troisième challenge fut de regrouper dans le même espace trois esprits et organisations différents : un bureau, un espace de vie et un espace de type showroom.

UN LIEU ATYPIQUE

Autrefois situé dans un immeuble haussmannien, l’équipe manquait d’espace, de rangement et de confort. L’entreprise s’est orientée vers un investissement de long terme et a fait l’acquisition d’un nouvel espace plus grand et plus confortable, à l’image d’un vieux paquebot des années 70.

L’idée a été de jouer avec les spécificités du lieu et de s’inspirer de ce design typique et tout en rondeur. Le dessin d’angle a été décliné dans l’ensemble de l’espace, estrades et sols. Ils contrastent avec les verrières très rectilignes des cloisons vitrées.

UN AMÉNAGEMENT SUR-MESURE


Chez M. Moustache, les bureaux sont à la fois showroom et atelier propice à la création. Ils permettent à l’équipe de travailler dans les meilleures conditions possibles : chaque pôle possède son propre espace, adapté à ses besoins. Les différents pôles sont délimités par des jeux de parquets, cuir, moquettes et PVC permettant de les organiser, tout en conservant la dimension open space et donc la circulation et la communication entre les équipes. L’une des pièces est uniquement dédiée au rangement des stocks et cartons. Une part de la surface est réservée aux 2 showrooms B2B et B2C, qui ajoutent au lieu une toute autre dimension. Ces derniers sont à la fois utilisés pour vendre et comme salle de réunion. Enfin, la cafétéria permet à l’équipe de se rassembler et de déjeuner ensemble autour d’une grande table.

UN UNIVERS BIEN PARTICULIER

Bien loin des bureaux classiques, le nouvel espace s’est transformé en un espace chaleureux comme à la maison. Le choix des couleurs reprend la charte graphique de la marque avec le bleu, mais également le côté seventies du lieu appuyé par le orange. Le concept de l’aménagement s’est appuyé sur les codes boutiques : couleurs, matériaux, organisation. Quelques pièces soigneusement chinées viennent apporter l’aspect authentique très présent dans la marque. La balance des deux procure un « effet wahou » qui dure et qui vieillira bien. À l’image de cette marque que nous espérons accompagner encore longtemps.

Monsieur Moustache
32 Rue de Paradis, 75010 PARIS
www.m-moustache.com

Crédit Photos : Agathe Tissier

Une maison rénovée avec un filet de mezzanine, adapté aux enfants

Dans cette maison, l’espace est occupé mais pas encore habité. La famille qui l’occupe depuis peu, prend ses marques, capte les sensations et les séquences qui deviendront les piliers du futur projet.

Les propriétaires souhaitaient rénover cette maison afin de la rendre plus adaptée à leur mode de vie, plus confortable et surtout en accord avec leurs goûts. Ce projet était le moment de penser les espaces en proposant de nouveaux usages, notamment pour les enfants.

Mise en scène des espaces

La principale potentialité de cette maison était sa luminosité et ce volume en double hauteur présent dans le séjour, inexploité jusqu’alors. Ainsi, un filet de mezzanine est venu prendre place dans cet espace, laissant à la fois passer la lumière, mais aussi offrant une nouvelle appropriation de ce lieu.

Le sol blanc en rez-de-chaussée, au-delà de son fort potentiel réfléchissant, vient détacher tous les éléments qui y sont posés. La teinte du sol marque également une inversion des sensations avec le plafond en béton banché. Ce changement vient bousculer les habitudes et renforcer la notion de vide au sein du filet.

Le mobilier intégré, majoritairement en chêne avec quelques touches noires, apporte ainsi au lieu des fragments chaleureux, telles des pépites auxquelles on se rattache et qui viennent structurer cet espace clair et infini. L’enjeu a été de réorganiser ces espaces de vie développés sur deux niveaux, afin de créer une cohérence globale du projet, tout en créant des espaces distincts et dédiés à des usages spécifiques.

L’espace central vient relier les deux niveaux telle une colonne vertébrale. Il s’agit d’un grand volume en bois sculpté dans lequel s’articulent diverses fonctions et usages : à la fois les escaliers qui desservent les étages, mais également l’accès à la cave, les toilettes, le bar, la bibliothèque, les rangements pour vinyles et le meuble TV. Le tout est matérialisé par des jeux de pleins et de vides, ponctué par de nombreux espaces dissimulés par les portes sous-tenture ou les petites trappes.

En parallèle, dans l’entrée de la maison, un meuble traversant vient nous accueillir, nous invitant à s’asseoir pour enlever ses chaussures avant de rentrer. Celui-ci se prolonge sur le mur du séjour, faisant face au bloc central. Ce passage paré de bois de part et d’autre, dissimule de nombreux rangements pour la HI-FI.

En face, une bande se développe le long du mur, de chaque côté du poêle, proposant d’un côté une banquette avec rangements intégrés pour les parents, invitant à la détente, et de l’autre les coffres à jouet des enfants. L’ensemble est surmonté d’une grande étagère, tel un ruban qui se déroule sur le mur, venant accueillir livres et lumières d’ambiances.

Hiérarchisation des espaces par la matière 

Le filet de mezzanine devient selon le moment, l’espace de jeu des enfants, le lieu de la sieste en famille, ou encore la salle du cinéma.

Bordant le filet, tout le long du mur, une bande de bois vient habiter l’espace résiduel sous la pente, offrant de nombreux rangements et intégrant le vidéoprojecteur et home cinéma, qui se dissimulent derrière des portes coulissantes quand la séance est terminée. Cette bande est prolongée sur le mur suivant prenant une autre forme, où la structure du filet est habillée de bois et laisse place à une succession de petites trappes, abritant des espaces de rangements.

Telle une mise en scène, la lumière vient lécher les murs et le mobilier, créant ainsi des ambiances chaleureuses et subtiles tout au long de la journée, rendant ces espaces apaisants et agréables. Il en résulte un véritable lieu appelant à la détente, où chaque chose trouve sa place sans venir encombrer l’espace libre.

A propos de Martins | Afonso atelier de design

L’atelier créé par Mickaël Martins Afonso en 2016 est le reflet d’un parcours pluridisciplinaire, bercé à la fois par des études d’arts plastiques, d’arts appliqués, de design d’espace, puis d’architecture, clôturant ainsi un parcours riche en expériences humaines et intellectuelles.

L’atelier travaille sur différentes formes et échelles du design, telles que l’architecture d’intérieur, la création de mobilier, pour aller jusqu’à la réalisation de l’objet. Il s’agit lors d’un nouveau projet de mener une réflexion sur les usages et d’en dégager une pensée globale de l’espace habité, afin de répondre le plus précisément aux demandes de chaque client et ainsi pouvoir créer des lieux singuliers sur mesure, adaptés à chaque envie et à chaque façon de vivre et d’habiter l’architecture.

En 2016 Mickaël Martins Afonso est lauréat du prix du jury au festival des architectures vives de Montpelier, puis invité au Taipei Landscape Public Art Festival « Seeing the Unseen » organisé par le « Blue Dragon Art Company » à Taiwan, pour présenter le projet « head in the clouds ».

En 2017 l’atelier est invité avec le collectif SHALUMO à réaliser une installation architecturale lors du festival Concentrico 3 à Logroño en Espagne.

En 2018 l’atelier est invité deux fois pour présenter le projet «head in the clouds», respectivement à l’exposition « Robotanica » (Tolhuistuin / EYE) organisé par « Transnatural Art & Design » à Amsterdam, et à l’exposition « Who do you think you are? » organisé par « TENT Rotterdam. »

Martins | Afonso atelier de design
www.martinsafonso.com

Crédit Photos: Mickaël Martins Afonso

Casa Mérida : des patios habitables créent un système de ventilation naturelle

La Casa Mérida, dans le Yucatan au Mexique, met en valeur des concepts Maya ancestraux de circulation de l’air, avec entre autre, son enchainement de patios permettant de se passer de climatisation. Mérida est une ville où la vie sans climatisation est presque impossible. Mais l’architecture de la Casa Merida répond à ce problème offrant un système de refroidissement naturel,  et revêt un caractère intemporel en privilégiant l’utilisation de matériaux bruts qui ne nécessitent pas d’entretien particulier. L’architecte Ludwig Godefroy nous fait découvrir cette magnifique réalisation à la fois contemporaine et vernaculaire, soucieuse de s’inscrire dans une logique de développement responsable et durable.

Casa Mérida est un projet de maison familiale située dans le centre historique de Mérida, à quelques pâtés de maisons de la place centrale principale dans la zone coloniale. Mérida est la capitale du Yucatán, mais aussi la capitale de la culture Maya, le Yucatán représentant une grande partie du territoire Maya mexicain.

Un autre point très important est le fait que Mérida a un temps chaud très particulier toute l’année, avec des températures intenses et un pic qui peut atteindre 40° en Mai, ainsi qu’un niveau d’humidité très élevé, spécialement pendant la saison des pluies à partir de juin jusqu’à fin septembre.

Au fil des siècles, cette météo a conduit l’architecture de la ville à une typologie traditionnelle reconnaissable, un mélange de l’histoire de sa colonisation avec sa réalité tropicale mexicaine du Yucatán, qui a abouti à un style colonial tropicalisé singulier.

Cette typologie est essentiellement basée sur une ventilation naturelle croisée sous de hauts volumes de plafond, tous reliés entre eux par une série de patios laissant l’air circuler dans toute la maison, offrant ainsi un système de refroidissement naturel.

Pendant des siècles, il a été la manière de construire, et il a façonné une certaine image de Mérida jusqu’à ce que la climatisation apparaisse, et a rendu possible toute sorte d’architecture autour du vieux centre historique, car le besoin absolu de ventilation croisée pouvait maintenant être équilibré. Mérida est une ville où la vie sans climatisation est presque impossible, et où il est devenu très courant de l’utiliser 24 heures sur 24.

Comment pouvons-nous prendre du recul par rapport à cette utilisation intensive de la climatisation à Mérida aujourd’hui? Et quelles pourraient être les possibilités que l’architecture nous offre?

Avec cet objectif à l’esprit et un regard sur le passé, la question suivante est venue : comment est-il possible de construire une architecture qui reflète et considère l’identité du Yucatán, pour que cette maison appartienne à son territoire? En d’autres termes, comment cette maison pourrait-elle être Maya?

Le projet Casa Mérida explore la relation entre l’architecture contemporaine et traditionnelle, toutes deux reliées par une utilisation très simple des références vernaculaires.

En entrant pour la première fois sur le site, quelque chose de mémorable était la proportion unique du terrain, qui est un rectangle cassé de 80 mètres de long et 8 mètres de large, ressemblant à une grande voie.

Voici venu la seule et unique idée du projet: conserver cette perspective de 80 mètres, en ligne droite, traversant tout le terrain de la porte d’entrée jusqu’au point d’arrivée, où se trouve la piscine; Réinsérer le concept traditionnel de refroidissement par flux d’air comme point de départ.


Mais il ne s’agissait pas seulement de la circulation de l’air, cette longue perspective fait également référence à la culture et à l’architecture Maya, et plus précisément à son «Sacbé» maya, littéralement le chemin blanc, des chemins de pierre recouverts de stuc calcaire blanc.

Ces lignes droites reliaient tous ensemble les différents éléments, temples, places, pyramides et cenotes (gouffre naturel, plein d’eau claire, utilisé pour le sacrifice et les offres aux dieux) d’une ville Maya; des voies sacrées qui pouvaient même aller d’un site à l’autre sur quelques centaines de kilomètres.

En utilisant la perspective, cet outil d’architecture classique très simple comme élément central et idée principale, le projet s’est immédiatement structuré le long de cette ligne, puis transformé en un long guide mural en béton, une sorte d’axe organisant visuellement la maison, ainsi que tous les mouvements, car il fonctionne également comme le couloir de circulation principal.

Dans une deuxième étape du développement du projet, il est apparu naturellement et littéralement comme une colonne vertébrale, il est donc devenu le principal élément structurel en béton pour transporter toutes les dalles de toit. Avec sa colonne de flux d’air, Casa Mérida est revenue à un principe original et élémentaire de l’architecture vernaculaire yucatèque, la ventilation naturelle croisée.

Ce qui a ensuite amené le projet à une deuxième question : comment atteindre la meilleure autosuffisance au milieu d’un ville, sans dépendre autant des technologies modernes, pour tenter d’être plus responsable de la gestion des déchets énergétiques du lieu?

Cette préoccupation suivante a poussé le projet vers l’idée de déconnecter la maison de la ville pour mieux la contrôler, créant essentiellement une sorte de situation de campagne isolée au milieu d’un contexte urbain.

Se déconnecter physiquement

Dans le centre historique de Mérida, les maisons étaient traditionnellement reliées à la rue, avec l’espace social situé entre le trottoir et le patio intérieur, derrière lequel les espaces privés ont lieu, et une arrière-cour à la fin. La logique s’organise progressivement du public au privé, et un espace fonctionnel à l’arrière.

Pour déconnecter physiquement la Casa Mérida de la ville, la disposition a été modifiée en changeant la zone sociale avec la zone arrière-cour; projetant le salon, la cuisine et la piscine au bout du terrain, qui est en plus l’endroit le plus calme où le bruit de la rue ne vous atteint plus; afin d’amener l’arrière-cour fonctionnelle à l’avant, de l’utiliser comme tampon sur la ville.

Pour se déconnecter typologiquement

En plus de la permutation entre l’avant et l’arrière, l’agencement général de la maison est également organisé selon un rythme régulier de surface construite positive et de surface vide négative, pour toujours générer des espaces vides des deux côtés des espaces construits, faisant participer les jardins au lieu d’être juxtaposées à des plantes ornementales.

Les espaces extérieurs se sont intégrés dans l’espace intérieur, faisant disparaître la frontière classique entre dedans et dehors, augmentant la profondeur visuelle afin de créer une sensation d’amplitude plus généreuse des volumes.

Le but de cette maison est de faire disparaître nos références urbaines quotidiennes de la ville du Mexique, où nous vivons derrière nos grands appartements vitrés, pour fomenter une vie en plein air, dans laquelle la maison rompt le concept de base de la façade; la maison ne renferme pas de personnes, elle reste ouverte et respire en permanence, tout en procurant la sensation essentielle de protection et d’intimité.

Casa Mérida inverse le schéma classique de la maison avec son jardin, pour créer un jardin habitable singulier avec sa maison.

Se déconnecter énergiquement

Pour conclure, après avoir isolé la maison de manière sensible, le dernier point évident était de déconnecter énergiquement la maison de la ville. Après avoir résolu le système de refroidissement comme le premier problème majeur de consommation d’énergie, inspiré par l’architecture du passé, encourageant une utilisation la plus raisonnable de la climatisation, le deuxième point à considérer était l’eau.

Selon le fait que le Yucatán est une région pleine d’eau dans le sous-sol, forer un forage pour obtenir de l’eau claire du plus profond était la solution la plus logique. Cependant, pour terminer un cycle complet de régénération de l’eau, l’eau de pluie a dû retourner dans ce sous-sol et des puits d’absorption ont été conçus pour remplir cette fonction, placés sous des collecteurs d’eau sculpturaux, qui sont devenus une partie de l’esthétique de la maison.

Le système des eaux usés a également été déconnecté de celui de la ville, en utilisant un biodigesteur pour traiter l’eau sale et générer de l’arrosage pour le jardin. Le cycle complet du pompage à la régénération sans laisser la ville en charge de notre eau gaspillée est maintenant terminé.

Le dernier point était l’électricité, résolue en utilisant des technologies évidentes mais appropriées, telles que des chaudières solaires pour chauffer l’eau, ainsi que des panneaux solaires pour couvrir le reste des besoins en électricité.

Se reconnecter culturellement

Le projet est prêt à se débarrasser de l’inutile, pas de finition et pas de décoration, pour ne conserver que la partie structurelle, ainsi que les matériaux simples. Les murs en pierre crème maya ont été construits de manière traditionnelle en couvrant les joints avec des éclats de pierre, pierre typique du Yucatán utilisée dans les anciennes pyramides mayas et les sites des temples.

Le béton brut a également été utilisé pour les sols et les murs, certainement industriel mais toujours produit localement à Mérida, le principal matériau de construction. Enfin, pour contrôler l’atmosphère lumineuse, des portes et fenêtres en bois massif ont été conçues.

La construction atteint 90% réalisée sur place, avec des matériaux locaux et construite exclusivement par des maçons et des charpentiers yucatèques, une sorte de réinterprétation moderne de ce que pourrait signifier l’architecture vernaculaire. Faite de matériaux massifs qui ne nécessitent pas de traitements ou d’entretien particuliers, en acceptant le vieillissement et le temps comme faisant partie du processus d’architecture, la maison a été conçue pour finir un jour recouverte d’une nouvelle couche de matérialité: une couche de patine.

Ludwig Godefroy Architecture
México
www.ludwiggodefroy.com

Crédit Photos : Rory Gardiner

Une maison familiale en bois, au milieu de la pinède à Soulac sur Mer

Entre les pins et les chênes de la forêt de Soulac Sur Mer, l’architecte Nicolas Dahan a construit une maison familiale qui se fond dans le décor.

Le sol et le plafond aux dimensions rigoureusement identiques impriment un effet miroir qui brise tout idée de hiérarchie ; le regard glisse entre les pins et les perspectives intérieures, le pied passe sans heurt du sable chaud au plancher souple d’okoumé.

« Entrer dans la pinède, c’est déjà entrer dans la maison. Le site fait l’architecture. Les pins et les chênes la protègent des vents forts, l’océan est invisible, mais si proche que les vagues rythment les journées, la nature transperce les chambres et le salon. Nous avons construit dans un courant d’air » résume Nicolas Dahan. Pas d’entrée au sens classique du terme, on pénètre d’une foulée dans le salon de 130 m2 ou l’une des 5 chambres posés sur la pinède de 4000m2. L’architecte français s’est d’abord attaché à redéfinir l’idée de seuil.

136 caissons de mélèze pour le toit, 136 plaques d’okoumé au sol, une symétrie parfaite pour ce sandwich architectural. Si la ligne générale s’inspire de la villa américaine de plain-pied, le sol et le plafond relèvent de la performance d’ingénierie dont la paternité est à chercher chez John Lautner et ses architectures ouvertes à un nouvel art de vivre.

« Nous avons dû installer un entrepôt sur le site pour abriter la construction. Le niveau de détail du toit interdisait toute présence d’humidité. Le mélèze est poncé pour obtenir une finition que l’on accorde habituellement au mobilier. Aucune vis, aucun clou apparent, les joints creux offrent une fluidité unique à l’extérieur comme à l’intérieur de la maison. La poutre centrale est par exemple digne d’un gymnase avec ses 16 mètres de long, mais elle est traitée avec un tel degré de finition qu’elle se fond dans l’univers domestique. » précise Nicolas Dahan.

Attraper la lumière est un luxe « La hauteur standard d’une baie vitrée coulissante est de 2,20m, ici nous sommes à plus de 3 m. C’est un vrai changement de standing. La magie des villas brésiliennes, qui ont envahi les magazines, repose sur ces larges surfaces vitrées sur mesure. Cinq prestataires au monde sont capables d’offrir de si grands volumes de verres manipulables, c’est à dire coulissant avec légèreté. Le résultat, invisible au béotien, est unique. Les ombres projetées par la pinède sur les surfaces de bois intérieures accompagnent les habitants toute la journée à divers degrés d’intensité. Les chambres et le salon profitent au maximum des quatre orientations Nord, Sud, Est, Ouest »

Crédits Photos : Vincent Leroux et Jean-Luc Guérin.

Nicolas Dahan, architecte
www.nicolasdahan.fr

Le studio XM transforme une ancienne ferme en maison de campagne intime nichée dans les collines du Sud de la France

Respectueuse des contraintes esthétiques et des souhaits des clients, la maison a été conçue pour être un refuge intime enfoui dans les collines – respectueux du site et de l’histoire architecturale de la région. Le site lui-même est très intime. La maison se trouve au pied d’une petite colline couverte d’arbres au milieu de la campagne française dans le Vaucluse. Lorsque l’été arrive, il se niche progressivement dans la forêt, sans jamais perdre de vue le vignoble en contrebas.

La structure existante a été soigneusement démembrée en plusieurs phases. L’empreinte et l’enveloppe ont été révisées mais sont restées très conformes aux proportions de l’ancienne ferme. Plus qu’une simple reconstruction, cette maison a été imaginée comme un renouveau, mettant l’accent sur les caprices de la maison et prêtant la parole à un travail minutieux.

Nous nous sommes inspirés de l’architecture environnante et les avons amplifiés. La plupart des murs sont finis avec de la «chaux», un enduit de chaux local qui laisse la surface texturée et inégale. Tout le mobilier a été dessiné de façon simple et est presque entièrement sculpté dans du chêne d’origine régionale. Les tuiles du toit sont des «tuiles anciennes», dont certaines ont plus de 30 ans, de couleur allant du vert au rouge.

Le projet a essayé de rester à l’abri de l’agitation et de l’encombrement – flexible et ouvert à l’interprétation des gens de l’intimité.

Agence d’architecture Extra Medium
Design: Timothee Mercier (Extra Medium)
Project Management: Timothee Mercier (Extra Medium), Patrick Coulomb
www.studioxm.net

Crédit Photos: Simone Bossi

SHOEBOX, un ancien garage converti en maison avec vue panoramique sur Barcelone

SHOEBOX est une maison aménagée par l’architecte espagnole Barbara Appolloni dans un ancien garage, avec vue panoramique sur la ville de Barcelone et son environnement naturel.

Dans un terrain étroit de la montagne de Montjuic, la construction d’origine a été renforcée avec plus de 200 tonnes de béton coulé sur place, façonnant une structure solide et esthétique.

Une des extrémités de la maison offre une vue sur la ville.

De l’autre, l’espace est protégé par une cour intérieure qui créee un vide plein de lumière et de végétation.

Au centre, un escalier raide en béton relie les deux étages : la pièce principale et la terrasse.
La maison est en lien constant avec l’extérieur et les frontières entre l’intérieur et l’extérieur sont floues : le logement s’ouvre pour embrasser la nature et la vue.

Les ouvertures en verre sont dépourvues de cadres et de garde-corps qui rappellent la ligne mince qui sépare le logement et la nature. L’architecture se concentre sur la suppression des barrières, invitant les gens à expérimenter leurs propres limites.


La sélection rigoureuse des matériaux offre une palette où le béton est combiné avec le bois, l’acier, le marbre de Carrare et le verre créant un espace accueillant et sophistiqué pour ses habitants.

Dans SHOEBOX, les habitants sont des spectateurs actifs des changements de saisons, de la végétation environnante et de l’environnement urbain. Le passage inévitable du temps envisagé dans une perspective de perspectives intimes.

Barbara Appolloni, Architecte
www.barbaraappolloni.com

Crédit Photos : Christopher Stark

Une résidence au Laos jouant avec la perception d’intérieur et d’extérieur

Sur une petite parcelle de terrain à Vientiane, la capitale du Laos, la « Maison Blanche » déploie avec audace des lignes géométriques dynamiques dans son écrin de verdure.

Deux volumes disposés en forme de V qui semblent flotter au-dessus du sol divisent le terrain en de nombreux segments et créent des effets visuels inhabituels, jouant avec les perceptions de l’échelle, de la position, entre intérieur et extérieur.

La configuration est inspirée de l’architecture vernaculaire, où différents éléments de la maison sont situés à des niveaux légèrement différents, et dans lequel l’espace sous la maison est utilisé comme un espace de vie extérieur frais en connexion avec le jardin.

Les volumes qui forment un pont sont fabriqués à partir de poutres en béton armé monolithiques se faisant face; et reposant sur les murs extérieurs de la parcelle. Les volumes s’étendent sur toute la largeur de 16,8 mètres sans piliers intermédiaires de soutien.

Une piscine longitudinale avec une section en V longe l’un des côtés du terrain, offrant un élément calme reflétant la couleur et la lumière sur les volumes blancs au-dessus, et une ouverture vers la salle de bain tropicale à l’étage.

À l’intérieur, le béton apparent contraste avec l’extérieur blanc, adouci par des éléments en bois chaleureux. Les espaces intérieurs à l’étage sont conçus de manière à permettre une impression d’ouverture maximale sur toute la longueur du volume.

Saola Architects
Vientiane, Laos

Mobilier Birds Follow Spring

Crédit Photos : Akira Sato et Francois Hervy

Casa Burés, une restauration minutieuse d’un bâtiment historique à Barcelone en résidences de style

Après trois ans de restauration minutieuse par les meilleurs artisans, la Casa Burés est devenue l’un des bâtiments de style contemporain les plus représentatifs de Barcelone. Les éléments architecturaux et intérieurs d’origine ont été respectés et restaurés en raison à la fois des exigences réglementaires et d’une grande sensibilité de tous les acteurs : promoteur, autorités municipales, équipe de projet, artisans et experts en restauration impliqués dans les travaux.

L’équipe a défini trois concepts de design pour ce bâtiment résidentiel correspondant aux qualités intrinsèques de chaque espace.

Lofts et espaces communsretrouver son caractère industriel d’origine

Le rez-de-chaussée et le sous-sol étaient à l’origine utilisés pour l’industrie textile Burés. La décoration n’était pas moderne mais avait une forte personnalité industrielle. Le nouveau concept d’intérieur a retrouvé ce caractère industriel : de grands espaces ouverts avec de hauts plafonds, des sols en béton, des colonnes en fer et de vieux murs en briques ont été laissés à découvert, avec des cuisines et des meubles qui renforcent le caractère industriel. Le rez-de-chaussée a été transformé en trois lofts et le sous-sol en parties communes (piscine, spa, salle de gym, cave, cuisine ouverte, terrasse, et salles pour des événements sociaux…). Tous ces espaces ont retrouvé leur esthétique industrielle d’origine.

Résidences palatialesrespect et restauration des éléments existants

La résidence originale de Burés, aux airs de palace, située au rez-de-chaussée, a été divisée en deux magnifiques appartements de 500 m². Présentant les plus riches éléments décoratifs contemporains, ils ont été soigneusement restaurés avec les matériaux les plus nobles (mosaïques et marqueterie dans les bas-côtés, vitraux, murs et plafonds avec reliefs ornés de fresques, éléments décoratifs en bois). Les éléments d’origine ont été restaurés, tandis que de nouveaux matériaux ont été ajoutés en cas de besoin. Les nouveaux matériaux et meubles ont été également à peine restaurés avec des couleurs en harmonie avec l’espace. Il s’agissait de mettre en valeur tous ces précieux éléments historiques pour faciliter leur intégration dans cette esthétique.

Appartements et greniers : le contraste entre les nouveaux et les anciens éléments

Les appartements situés aux étages supérieurs, initialement conçus pour la location, ont été transformés en 16 appartements et 5 greniers. Ces 21 résidences combinent de forts espaces modernes originaux et des espaces nettement plus contemporains. Les éléments anciens ont été retrouvés dans la couronne du bâtiment qui fait face à la façade. Ils ont été restaurés. A l’intérieur des appartements, où les éléments d’origine n’existaient pas ou qui ne pouvaient pas être conservés, la décision a été d’incorporer de nouveaux matériaux pour créer un contraste entre les anciens et les nouveaux: la couleur blanche et le bois de chêne ont été ajoutés comme principal élément afin de mettre en valeur les éléments décoratifs originaux.

Estudio Vilablanch
Barcelone, Espagne
www.estudiovilablanch.com

TDB Arquitectura
Barcelone, Espagne
www.tdb-arquitectura.com

Mobilier MINIM
Madrid + Barcelone, Espagne
www.minim.es

Credits Photos :
Jordi Folch
Jose Hevia
Estudio Vilablanch
Bonavista Developments

Un Chalet en Communion avec la Nature au Québec par l’atelier Schwimmer

Oasis qui émerge au rythme des activités de plein air, le Chalet Noir s’insère dans le panorama du Lac Brome, dissimulé dans les arbres, il se démarque par sa forme iconique. Le nouveau bâtiment participe a la vie active des familles des deux frères propriétaires agissant comme lieu de repos et espace de rencontre. Son attrait incite a être plus actif au quotidien. Placé en bordure du lac, la fissure dans le bâtiment permet la contemplation de la nature.

Le projet se veut une ré-interprétation du chalet vernaculaire qui respecte les techniques de construction traditionnelles communes aux habitations unifamiliale. Le défi de faire un projet d’exception tout en respectant la simplicité technique produit un espace convivial et accueillant.

Le chalet est conçu sur mesure pour accueillir les familles des deux frères et leurs amis. Ainsi la forme et la matérialité reflètent ces préoccupations. L’aménagement intérieur répond aux besoins des occupants, au centre, une place pour jouer de la musique, discuter, se reposer, cuisiner, mais avec des vues rendant compte de la magnifique situation du paysage.

De grandes baies vitrées verticales à l’avant et à l’arrière divisent la maison en deux et offrent un « corridor visuel » vers l’extérieur, à l’intérieur ceci divise le deuxième en deux zones pour les deux ménages. Cet espace interstice au centre de la maison accueille l’escalier, le « pont » et le séjour.

La matérialité du projet procure une sensation d’être en communion avec la nature, avec une utilisation importante de bois, typique des chalets. La façade extérieure est de mélèze torréfié sur le site, inspirée de la technique ancestrale japonaise qui permet de protéger le bois contre les intempéries et les insectes. L’escalier, le banc du hall et le sofa marocain du salon sont sur mesure pour le projet, modélisé de sorte à ce qu’ils pourraient être assemblés par un ou deux menuisiers. Le contre-plaqué de merisier russe est choisi pour ses diverses qualités esthétiques et structurelles.

Chaque pièce est pensée, dessinée, puis coupée par une CNC, des instructions d’assemblage ont été produites et sont fournies. Finalement, le foyer a été conçu sur mesure, sur la base d’un foyer homologué, il est revêtu de panneaux de béton artisanaux installés en surface de manière à ne pas en altérer les mécanismes. Cet exercice permet de dissimuler le foyer d’origine et de conférer une identité unique au centre de la maison.

L’approche conceptuelle considère les principes de la maison passive, voulant que la volumétrie, le positionnement, la matérialité et l’isolation permettent un meilleur rendement énergétique du bâtiment. La sélection de matériaux naturels locaux à aussi été prise en considération.

Ainsi, suite à des simulations digitales, la position de porte-a-faux coté sud (les volumes soustraits) permet le gain solaire hivernal tout en créant une protection contre les rayons directs en été. Le plancher de béton chauffant profite du gain solaire qui réduit le réchauffement nécessaire en hiver et rafraîchit les pieds l’été. Une attention particulière a été apportée à l’étanchéité du bâtiment. Finalement, une isolation supérieure à la réglementation assure le niveau de confort et l’épargne énergétique.

Atelier Schwimmer
Montréal, Canada
www.schwimmer.ca

Crédit photos : Adrien Williams