En plein cœur de New York, un local industriel riche en histoire a été transformé de main de maître par le designer Pol Theis en un appartement sophistiqué de 160 mètres carrés avec triple exposition et belle collection d’art.
Par Claire Bossu-Rousseau – Photos Joshua McHugh

De nombreuses photos signées par les plus grands artistes habillent les hauts murs blancs qui renvoient bien  la lumière. Celles  du premier plan, qui dominent une table vintage Paul McCobb sont l’œuvre de Cornford & Cross. Des objets chinés chers au cœur des propriétaires

De nombreuses photos signées par les plus grands artistes habillent les hauts murs blancs qui renvoient bien la lumière. Celles du premier plan, qui dominent une table vintage Paul McCobb sont l’œuvre de Cornford & Cross. Des objets chinés chers au cœur des propriétaires

Mobilier des Années 50, art contemporain et portraits photographiques font tout le cachet de ce lieu unique avec vue bluffante sur New York City.

Le lustre « Emily »  de Daniel Becker  éclaire la partie salle  à manger délimitée par un épais et moelleux tapis en laine. Les 20 fenêtres du loft sont équipées de stores ombrés qui réduisent la luminosité et protègent meubles et œuvres  d’art des rayons UV.

Le lustre « Emily » de Daniel Becker éclaire la partie salle à manger délimitée par un épais et moelleux tapis en laine. Les 20 fenêtres du loft sont équipées de stores ombrés qui réduisent la luminosité et protègent meubles et œuvres d’art des rayons UV.

Raffinement teinté d’originalité et mises en scène arty président à la décoration 5-étoiles de cet appartement new-yorkais dans l’âme…

Dans le couloir  qui mène à la chambre, des  placards s’ouvrant sur simple pression font corps avec les murs qui les soutiennent, cachent les tuyaux disgrâcieux et permettent tous  les rangements nécessaires. Clin  d’œil du designer,  les deux moutons  font office de rappel  à la nature lointaine  et veillent sur  un Basquiat !

Dans le couloirs qui mène à la chambre, des placards s’ouvrant sur simple pression font corps avec les murs qui les soutiennent, cachent les tuyaux disgrâcieux et permettent tous les rangements nécessaires. Clin d’œil du designer, les deux moutons font office de rappel à la nature lointaine et veillent sur un Basquiat !

 Ci-dessous, la cuisine prend place sur  une estrade en bois. Tabourets Arthur Umanoff années 50.

La cuisine prend place sur une estrade en bois. Tabourets Arthur Umanoff années 50.

n portrait de Meryl Streep par Brigitte Lacombe veille sur la chambre couleur bronze située au bout du couloir pour une intimité parfaite. Tables de chevet Paul McCobb et banc Herman Miller.

Un portrait de Meryl Streep par Brigitte Lacombe veille sur la chambre couleur bronze située au bout du couloir pour une intimité parfaite. Tables de chevet Paul McCobb et banc Herman Miller.

Le Flatiron district, quartier historique situé au cœur de Manhattan est très connu pour son célèbre building éponyme en forme de fer à repasser et de sublimes photos de Marilyn Monroe. C’est un endroit agréable où se promener en famille, déguster à la terrasse d’une gargotte ombragée les meilleurs hamburgers de New York et faire le plein de délices italiens chez Eataly. Cerise sur le gâteau… les immeubles sont ici relativement espacés ce qui évite de se sentir écrasé par l’immensité de la ville et donne l’impression d’habiter dans une bulle préservée. Aussi, quand il pénètre pour la première fois dans ce loft aménagé dans l’un de ses vieux immeubles de caractère, Pol Theis, fondateur de l’agence d’architecture et de décoration P&T Interiors, ancien avocat d’affaires international et designer reconnu, imagine d’emblée son superbe potentiel, fasciné par le nombre de fenêtres – une vingtaine -, la hauteur sous plafond – près de 3,30 mètres – et l’espace…

En se basant sur l’environnement urbain et ses tonalités de gris, Pol et sa collaboratrice Sandra Arndt travaillent de concert avec le jeune couple de propriétaires afin d’apporter personnalité et chaleur à ce lieu tout en maintenant l’esprit grande ville avec un challenge de taille : faire entrer la lumière et dégager les vues tout en préservant un certain silence et beaucoup de confort ! Pour supprimer les cloisons qui auraient pu obstruer les perspectives, ils décident d’installer une rangée de placards allant du sol au plafond autour de laquelle l’agencement s’est organisé : d’un côté un salon, une salle à manger et un retour cuisine ouverte sur ceux-ci ; de l’autre, une chambre con­çue comme un boudoir à l’intimité préservée qui s’atteint par un corridor.

Pour éviter toute monotonie, Pol et Sandra ont fait varier hauteurs sous plafond et niveaux de sol. C’est ainsi que la cuisine est surélevée de quelques marches par rapport au salon et que trois nouvelles marches emmènent vers la chambre. Parallèlement, sols et murs blanchis uniformément assurent un accord parfait à l’ensemble. De discrets placards longent tout l’appartement au tiers de hauteur, juste sous le niveau des fenêtres. De cette façon, tout ce qui n’est pas strictement utile au quotidien est dissimulé dans ces cachettes qui n’ôtent rien au cachet de la pièce ! Seuls les objets auxquels les propriétaires tiennent énormément restent à portée de main.

La palette des matériaux se résume à l’utilisation de chêne blanchi, du Corian et du laqué mat. Il en découle une paisible atmosphère qui n’entre jamais en concurrence ni avec les vues – bluffantes -, ni avec la collection – impressionnante – de photographies des propriétaires : des œuvres de Cindy Sherman, Julian Schnabel, Tom Sachs, Chris Burden, Nan Goldin, Marilyn Minter, Loretta Lux, Brigitte Lacombe et Cornford & Cross hypnotisent le regard. Le mobilier est un mix de pièces contemporaines (comme le lustre Daniel Becker, les tabourets Arthur Umanoff, le bureau et les tables basse et de chevet Paul McCobb ou le canapé Piero Lissoni) et vintage. Des pièces sur mesure ont été recouvertes de coton, lin ou laine marocaine et mêlées à des trouvailles vintage. Le compromis est élégant, tout comme l’est Pol, un esprit bohème sur fond de design pointu.

réputé pour ses créations de mobilier minimaliste juxtaposées à des mélanges éclectiques d’objets de décoration et d’art contemporain, Pol Theis est appelé  à travailler pour  une clientèle haut  de gamme, qui sait apprécier, outre ses multiples talents, sa légendaire discrétion.

Réputé pour ses créations de mobilier minimaliste juxtaposées à des mélanges éclectiques d’objets de décoration et d’art contemporain, Pol Theis est appelé à travailler pour une clientèle haut de gamme, qui sait apprécier, outre ses multiples talents, sa légendaire discrétion.