Le fondateur de U-ART, Cédric Calmels, nous ouvre les portes de son pied-à-terre parisien, lieu totalement investi par l’art contemporain et le design. Un beau mélange de style car ce passionné a choisi l’authenticité des belles architectures et le style haussmannien comme écrin pour sa précieuse collection. Par Véronique Guilpain

calmels_09Dans l’entrée, les invités sont accueillis par deux vanités coiffées de papillons de couleurs, préludes poétiques à l’univers reposant et minimaliste, riche et envoûtant, inhabituel et accueillant de cet appartement, terriblement parisien. Avant tout, un lieu agréable pour vivre avec l’art. Appliques « Pochette » (Flos), console de Nicolas Gaudin (FM&B). Bougeoirs « Harcourt » de Starck (Baccarat). Photo de Yang Yongliang et vanités de Philippe Pasqua.

 

calmels_06Table de Piero Lissoni (Porro), chaises (Accademia). Tapis « Radiation » d’Eric Gizard (Chevalier Edition). Sur les sellettes, Mickey et Batman de Fabien Verschaere. Fauteuil « Swan » (Fritz Hansen). Dessin de Fabien Verschaere. Sur la cheminée, sculpture de Nicolas Rubinstein.

 

calmels_10Dans la cuisine à l’élégante sobriété, le tigre naturalisé « Accident de chasse », de Pascal Bernier semble venir tranquillement de la grande terrasse. Ici, les déjeuners se préparent dans la bonne humeur.

 

calmels_13Dans la chambre, tapis (B.i.c. carpets), plaid Hermès. « Vanité bleue » de Philippe Pasqua.

 

calmels_15Dans le bureau, peinture Collectif 1980.

 

calmels_03Fauteuil « Egg » de Jacobsen et « PK22 » de Poul Kjærholm (Fritz Hansen). Tapis « Empreintes » Maison Martin Margiela (Chevalier Edition). Au sol, horloge « Jean » de Pierre Favresse (Super-ette). Sur la table basse de Gae Aulenti (Fontana Arte), « HulkFoetus » d’Alexandre Nicolas. Devant la peinture « Exquis White 4 », de Toma-L, la « Charlotte » plus vraie que nature de Daniel Firman. Tableau « In gold we trust » de Thomas Lélu. Sur la sellette (FM&B), sculpture de Nicolas Darrot. Sur la cheminée, sculpture « Notre Dame des os » de Nicolas Rubinstein.

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Après avoir travaillé de nombreuses années à la tête d’entreprises dans le monde du service, Cédric Calmels décide de vivre de, et pour, sa passion : l’Art, lui qui, depuis l’âge de 18 ans, bâtit une collection à coups d’instinct et de coups de cœur. Au fil des années, son œil s’affine en même temps que s’intensifient ses rencontres avec les galeristes, les artistes et les grands collectionneurs.

En juillet 2012, U-Art voit le jour : une véritable galerie d’art qui se déplace à domicile pour installer les œuvres in-situ afin que l’esthète apprécie, depuis son canapé, l’effet réel final. Ce petit plus fait toute la différence et la réussite de cette jeune société dont le catalogue en ligne permet d’apprécier la sélection d’artistes dont la cote varie de 4000 euros à des centaines de milliers voire même des millions d’euros. Mais, Cédric et son équipe vont encore plus loin et proposent des commandes uniques, des créations sur mesure, des œuvres in-situ, pour satisfaire les exigences les plus pointues. Sans aucune limite, cet homme pressé organise également des expositions, participe à des foires d’art, créant même, en été 2013, avec Gabrielle Hatchuel-Becker, un événement exceptionnel à Saint-Tropez, mêlant culture, architecture et art où tout esr à vendre, même le lieu, une villa d’architecte. Aujourd’hui, il prépare un événement à Paris autour des billets de banque français baptisé « Le casse du siècle », qui promet d’être étonnant. Mécènes privés, passionnés d’art, collectionneurs aguerris ou novices sont guidés par l’équipe de U-ART : « Notre clientèle ne se limite pas aux particuliers, certaines entreprises aiment investir dans l’art et nous sommes là pour les conseiller et les aider à mettre en place un mécénat d’entreprise », explique Cédric Calmels.

Evidemment, son pied-à-terre parisien est la vitrine de ses coups de cœur, de ses coups de folie, de ses coups de gueule aussi. Son décor haussmannien entre parquet point de Hongrie, cheminées en marbre et moulures, s’associe parfaitement aux sculptures, tableaux et photographies, même provocatrices. Parallèlement, il installe quel­ques belles pièces de mobilier italien et danois dont les for­mes pures et simples rehaussent l’impact visuel de sa collection d’art contemporain. De fait, l’appartement est toujours en mouvement, les pièces ne cessant de changer : « Vivre de sa passion et pour sa passion, est une chose. Avoir l’impression de vivre dans une galerie en est une autre. Je pense et j’essaie de transmettre à mes clients avertis ou néophytes le plaisir d’habiter en toute simplicité avec des œuvres d’art », explique-t-il enthousiaste. Comme chez lui, où Cédric adore être entouré de pièces marquantes qui font réagir et réfléchir comme le fœtus de Hulk d’Alexandre Nicolas, la sculpture « Charlotte » de Daniel Firman donnant l’impression d’avoir un invité chez soi, ou le tableau de Thomas Mélu qui détourne la phrase « En dieu nous croyons » que l’on retrouve sur les billets américains pour devenir « En l’or nous croyons ». Cultivant également le second degré, Cédric Calmels s’amuse… Pour preuve, cette incroyable vanité posée en bout de table ou les « Mickey » et « Batman » de Fabien Verschaere, qui devenus méchants, montrent leurs crocs.





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