Classée en 2010, patrimoine du XXe siècle par le ministère de la Culture, la station balnéaire, signée Jean Balladur, prend un nouveau départ. Design et étoilé.

Dans les années 60, années de la prospérité, de la consommation à tous crins, nombre de stations balnéaires se sont développées, avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de réussite. Ainsi est née de toutes pièces, sur un immense terrain vague, la Grande Motte dans l’Hérault. Créée et imaginée par l’architecte Jean Balladur, avec l’accord des autorités d’alors dans le but de démocratiser les rivages de la Méditerranée, la Grande Motte a vite montré quelques failles en dépit de ses réelles audaces architecturales. Malgré les 200.000 touristes, qui bon an mal an posent leur serviette sur ses plages, ses célèbres immeubles pyramidaux passés de mode séduisaient de moins en moins.

Les vacanciers des années 2000 ont d’autres exigences que leurs aînés. La municipalité prenant le taureau par les cornes, la Camargue est proche, a demandé au studio de design 5.5 de lui donner une nouvelle identité compatible avec le projet utopique de ses premiers inventeurs. Sans réaliser un copié collé de la Côte d’Azur ou de la Côte Atlantique. C’est ainsi que l’Edition estivale des Puces du Design est née l’année dernière. Surfant sur le succès de ce premier essai, la deuxième édition du 29 juin et 2 juillet, avec une mise en scène décalée conçue par les 5.5 designers, devrait rassembler davantage d’exposants et de visiteurs . Grâce à cet événement, l’ouverture d’un hôtel cinq-étoiles qui manquait cruellement à La Grande Motte et quelques distractions originales, la Grande Motte débute la saison 2017 dans les starting-blocks. 

 

Texte : Anne-Marie Cattelain-Le Dû – Photos : D.R