Près de Copenhague, cette villa cubique a été créée par l’emblématique architecte et designer en 1932. Aujourd’hui, Pernille et Morten Iben Linde, artiste et designer, lui ont redonné son âme originelle tout en l’inscrivant dans la modernité.

Les seules modifications apportées à la villa sont une extension construite par Arne Jacobsen en 1952 et quelques modernisations imaginées par le couple, comme la piscine recouverte de mosaïques. Les chaises longues de Richard Schultz pour B&B Italia, s’accordent harmonieusement à l’environnement extérieur. Au bout de la piscine, une douche extérieure « Pipe » de Marcel Wanders (Boffi).

Dans la salle à manger blanche, des chaises « Tulip » d’Eero Saarinen (Knoll) autour d’une table « Gamma » de Jasper Morrison pour Cappellini. Suspensions « Nur » d’Ernesto Gismondi (Artemide). Sur le buffet Cappellini, une lampe « Taccia » d’Achille Giacomo Castiglioni (Flos) éclaire deux photos de Diane Arbus.

Dans l’entrée, le design règne en maître : fauteuil de Le Corbusier, tapis de Marni et lustres de Serge Mouille. Sur la table de Marc Newson, lampe « Snoopy » d’Achille Castiglioni. Tableau de Pernille Linde (Instagram pernilleibenlinde). Au salon, canapés de Jasper Morrison, pouf de Patricia Urquiola, tapis de Marni et peinture de Sigmar Polke. Table de chez MDF Italia, fauteuil de Eames, suspension d’Ernesto Gismondi (Artemide), vase Fornasetti et peinture d’Antony Micallef.

Pureté et harmonie dans la chambre. Le lustre en verre blanc de Murano surplombe le lit signé de Philippe Starck, recouvert d’un couvre-lit en lin de chez Society. L’image au-dessus du lit est signée de l’artiste espagnol Ernesto Caivano. La méridienne « PK80 » de Poul Kjaerholm (Fritz Hansen) sert de bibliothèque.

Dans la salle de bain, la douche est cachée derrière la baignoire. Chaise noire d’Antonio Citterio et image de Christian Lemmerz. Au-dessus des deux lavabos, les deux armoires ont été faites sur mesure. L’armoire en miroir dessinée par Pernille et Morten et réalisée sur mesure sur l’île de Murano à Venise et le lustre de Verner Panton reflètent joliment la lumière de la pièce.

Texte : Mathilde Rude – Photos : Birgitta Wolfgang/Sisters Agency (Numéro 124)