Pour s’offrir un espace monumental, galeries privées et centres d’art contemporains sont de plus en plus nombreux à mettre le cap sur la banlieue proche. Notre sélection d’incontournables pour amateurs avertis, avides de patrimoine urbain en devenir.

Par Virginie Seguin

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Sculpture en marbre blanc de Carrare par Philippe Pasqua, un bloc de 4,5 tonnes posé sur l’eau dans le jardin d’art de The Storage, dans le Vexin.Des espaces atypiques pour des oeuvres prospectives

Des espaces atypiques pour des oeuvres prospectives

Le Grand Paris en route ? Les galeristes ont besoin de grands espaces, introuvables dans la capitale, car l’art contemporain affiche maintenant des proportions gigantesques, à la hauteur des cotes qui s’envolent. A Pantin, Ropac bénéficie de près de cinq mille mètres carrés autour d’une belle cour. De quoi accueillir des pièces de plusieurs tonnes sans souci. Plus modeste, l’espace de Gagosian (1650 m2) a la bonne idée de se trouver à la sortie du Terminal des vols privés, une sorte de Drive in de l’art contemporain pour propriétaires de Jet ou Falcon ! Quant au pôle des arts plastiques et visuels « R4 », sur l’île Seguin à Boulogne- Billancourt, il augure du devenir monumental de la création contemporaine. Le bâtiment de Jean Nouvel abritera une salle de vente aux enchères (700 m2 loués à plusieurs opérateurs du marché), une vingtaine de galeries d’art, un plateau technique (778 m2) permettant de fabriquer des oeuvres, un hall d’expositions (1515 m2) et un espace de conférence (542 m2). A découvrir fin 2017 www.r4-ileseguin.com.

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 Une des quatre nefs avec lumière zénithale de la galerie Thaddeus Ropac à Pantin. La plus haute s’ouvre jusqu’à douze mètres de haut (01 55 89 01 10).

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L’Autrichien Thaddaeus Ropac, installé dans le Marais depuis 1990, a transformé le site d’une ancienne usine de chaudronnerie à Pantin, en une véritable cité de l’art sur cinq mille mètres carrés, dont 2000 m2 de cimaises. L’inauguration people s’est déroulée pendant la FIAC 2012.

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« Le buisson maudit » installation in situ en 2013 des Frères Chapuisat à l’Abbaye de Maubuisson, aménagée en lieu d’exposition, par le Conseil général du Val d’Oise, sur le thème « création et patrimoine » (01 34 64 36 10). Les Frères Chapuisat exposent leurs oeuvres monumentales contextualisées à La Maréchalerie, à Versailles, jusqu’au 14 décembre.

Un patrimoine revisité pour des créations contemporaines

Explorez l’art contemporain sur le territoire francilien avec des guides de référence grâce à l’association Tram. Né en 1981, « Tram Réseau art contemporain Paris/Ile-de-France » compte aujourd’hui une trentaine de membres, du domaine départemental à l’école d’art en passant par les fondations et musées. Un ou deux samedis par mois, les « Taxis tram » proposent, pour six euros la journée transport compris, une visite guidée de deux à trois lieux d’art contemporain, situés dans une proximité géographique. A chaque fois, le groupe (maximum 45 personnes) est accueilli par l’équipe du lieu, et l’artiste exposé quand c’est possible. Abonnez-vous à la newsletter pour noter tous les vernissages et événements communs, avec parfois des navettes à disposition au départ de Paris. De la galerie Edouard Manet à Gennevilliers (92) à l’Espace Khiasma sur la commune des Lilas (93) ou, plus à la campagne, le Centre Photographique d’Ilede- France de Pontault-Combault (77), l’offre est riche et variée (www.tram-idf.fr et 01 53 19 73 50).

 





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